Transition écologique : Le ministre Abou Bamba mobilise les Ivoiriens face à l'urgence climatique

Le ministre de l'Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, a présidé la cérémonie officielle de la 8ᵉ édition des Journées de l'écologie et des changements climatiques (JFAC), à Abidjan.
Le ministre de l'Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, a présidé la cérémonie officielle de la 8ᵉ édition des Journées de l'écologie et des changements climatiques (JFAC), à Abidjan.
Le ministre de l'Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, a présidé la cérémonie officielle de la 8ᵉ édition des Journées de l'écologie et des changements climatiques (JFAC), à Abidjan.

Transition écologique : Le ministre Abou Bamba mobilise les Ivoiriens face à l'urgence climatique

Le 06/07/26 à 13:58
modifié 06/07/26 à 14:02
Le gouvernement réaffirme son engagement en faveur d'un développement durable lors de la 8e édition des Journées de l'écologie et des changements climatiques

La lutte contre les changements climatiques demeure l'une des priorités du gouvernement ivoirien.

À l'occasion de la 8e édition des Journées de l'écologie et des changements climatiques (JFAC), le ministre de l'Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, a lancé un appel à une mobilisation collective afin de bâtir une Côte d'Ivoire plus résiliente face aux défis environnementaux.

Présidant la cérémonie officielle de cet événement, le samedi 4 juillet 2026, le ministre a rappelé que la préservation de l'environnement n'est plus une option, mais une nécessité impérieuse. Selon lui, l'écologie constitue désormais une responsabilité partagée qui engage aussi bien les pouvoirs publics que les entreprises, les collectivités et les citoyens.

Des conséquences économiques et sociales préoccupantes

Dans son intervention, Abou Bamba a insisté sur les effets déjà perceptibles des changements climatiques sur le développement du pays. Il a souligné que ces phénomènes représentent une menace réelle pour la transformation structurelle de l'économie ivoirienne.

S'appuyant sur les projections de la Banque mondiale, le ministre a rappelé que la Côte d'Ivoire pourrait perdre jusqu'à 13 % de son produit intérieur brut (PIB) à l'horizon 2050 si des mesures appropriées ne sont pas prises. Dans le même temps, près de 1,6 million de personnes supplémentaires pourraient basculer dans la pauvreté sous l'effet des dérèglements climatiques.

Au-delà de leurs conséquences économiques, les changements climatiques aggravent également les difficultés liées à la santé publique. Les insuffisances en matière d'assainissement et d'accès à l'eau potable contribuent notamment à une mortalité infantile encore préoccupante, avec un enfant sur dix qui décède avant l'âge de cinq ans.

Des actions concrètes pour accélérer la transition écologique

Face à ces défis, le gouvernement entend faire de la transition écologique un levier majeur d'un développement inclusif et durable. Les Journées de l'écologie et des changements climatiques 2026 traduisent cette ambition à travers plusieurs initiatives concrètes.

Le programme prévoit notamment la plantation de 1 000 arbres, la distribution de plus de 800 foyers écologiques et la mobilisation de plus de 3 000 participants autour des enjeux environnementaux.

L'événement met également en avant la promotion des technologies vertes, des énergies renouvelables et des emplois verts, tout en accordant une attention particulière au renforcement des capacités des femmes et des jeunes dans les métiers liés à la transition écologique.

Tolérance zéro contre la pollution du fleuve Bagoué

Profitant de cette tribune, Abou Bamba a également lancé une mise en garde ferme contre les auteurs de la pollution du fleuve Bagoué, imputée aux activités d'orpaillage illégal.

Le ministre a exigé l'arrêt immédiat de ces pratiques qu'il considère comme une grave menace pour les écosystèmes, les ressources en eau et le développement socio-économique de cette partie du pays.

L'agriculture durable au cœur de la riposte

Présent en qualité de haut patron de cette 8e édition des JFAC, le ministre de l'Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, a souligné que le secteur agricole constitue un levier essentiel dans la lutte contre les changements climatiques.

Il a plaidé pour une agriculture davantage fondée sur des pratiques durables, notamment l'agroécologie, l'agroforesterie, la restauration des sols, la production de bio-engrais ainsi que le recours aux énergies renouvelables et aux innovations technologiques adaptées aux réalités locales.

À travers cette 8e édition des Journées de l'écologie et des changements climatiques, le gouvernement réaffirme ainsi sa volonté de faire de la transition écologique un moteur de croissance durable, tout en mobilisant l'ensemble des acteurs autour d'une responsabilité commune : préserver les ressources naturelles et garantir un avenir plus résilient aux générations futures.



Le 06/07/26 à 13:58
modifié 06/07/26 à 14:02