Sportivement : Une équipe sans identité
Le parcours du Maroc dans les grandes compétitions, depuis la Coupe du monde 2022 au Qatar, doit inspirer la Côte d’Ivoire. Les performances des Lions de l’Atlas ne reposent pas seulement sur l’éclat d’un soir, mais sur une progression collective.
Le Maroc possède désormais une identité claire : bloc dense, transitions rapides, grande maturité émotionnelle, capacité à souffrir sans paniquer. L’équipe sait gérer les temps faibles, ce qui distingue souvent les grandes sélections des équipes simplement talentueuses.
Contre le Canada, elle n’a pas tout maîtrisé dès le début, mais elle a su attendre son moment. C’est précisément cela qui marque les équipes solides. Un modèle à copier.
Il faut en finir avec l’improvisation. L’équipe de Côte d’Ivoire ne doit plus dépendre de l’humeur d’un joueur. Aujourd’hui, c’est Nicolas Pépé, demain, c’est Amad Diallo, etc. Ça suffit ! Il faut arriver à créer une identité de jeu forte, avec un technicien capable de fixer des comportements précis dans les phases de jeu (attaque, défense, transitions) et de l’appliquer à l’entraînement. C’est comme cela que la Côte d’Ivoire parviendra à passer un cap.
Toutes les équipes qui font parler d’elles à la Coupe du monde ont une philosophie bien connue. Qui n’a pas entendu parler ou vu à l’œuvre l’emblématique jeu de la Roja baptisé « Toque » ou « Tiki-kata », entre jeu au sol, redoublements de passes et confiscation du ballon, qui faisait tourner la tête des adversaires.
Le Cameroun nous a habitués à quelque chose de formidable.
Pendant trois décennies, il a fait parler de lui en Afrique et partout dans le monde. Une équipe robuste, athlétique, au moral d’acier, basée sur une assise défensive solide, imprimant volontairement à ses matchs un rythme de torpeur.
Quelque chose de difficilement définissable que les adversaires ont du mal à réaliser, se demandant seulement à la fin du match comment ils se sont fait prendre. Un jeu difficile à lire, un étau qui se resserre lentement mais inexorablement et, surtout, à un rythme anesthésiant.
Voilà les qualités qui faisaient la force du Cameroun et que Rigobert Song appelle le « Hemlé ». Une sorte de « supplément d’âme », une combativité féroce et une bravoure indomptable.
L’identité du jeu ivoirien doit être un mélange du « Toque » espagnol et de «Joga Bonito» de Brésil. C’est un peu ce que le Président Félix Houphouët-Boigny avait voulu pour la sélection nationale, en demandant à avoir un entraîneur brésilien à la tête des Eléphants dans les années 1970. Car à regarder les équipes ivoiriennes évoluer, avec ce jeu de possession de balle, des passes courtes portées vers l’avant, cela fait penser à ces deux pays. Bref.
En attendant d’avoir une direction technique digne de ce nom pour agir depuis la base, il faut réussir à structurer au mieux ce jeu pour donner plus d’allant à nos Pachydermes. Ça urge !
Contre le Canada, elle n’a pas tout maîtrisé dès le début, mais elle a su attendre son moment. C’est précisément cela qui marque les équipes solides. Un modèle à copier.
Il faut en finir avec l’improvisation. L’équipe de Côte d’Ivoire ne doit plus dépendre de l’humeur d’un joueur. Aujourd’hui, c’est Nicolas Pépé, demain, c’est Amad Diallo, etc. Ça suffit ! Il faut arriver à créer une identité de jeu forte, avec un technicien capable de fixer des comportements précis dans les phases de jeu (attaque, défense, transitions) et de l’appliquer à l’entraînement. C’est comme cela que la Côte d’Ivoire parviendra à passer un cap.
Toutes les équipes qui font parler d’elles à la Coupe du monde ont une philosophie bien connue. Qui n’a pas entendu parler ou vu à l’œuvre l’emblématique jeu de la Roja baptisé « Toque » ou « Tiki-kata », entre jeu au sol, redoublements de passes et confiscation du ballon, qui faisait tourner la tête des adversaires.
Le Cameroun nous a habitués à quelque chose de formidable.
Pendant trois décennies, il a fait parler de lui en Afrique et partout dans le monde. Une équipe robuste, athlétique, au moral d’acier, basée sur une assise défensive solide, imprimant volontairement à ses matchs un rythme de torpeur.
Quelque chose de difficilement définissable que les adversaires ont du mal à réaliser, se demandant seulement à la fin du match comment ils se sont fait prendre. Un jeu difficile à lire, un étau qui se resserre lentement mais inexorablement et, surtout, à un rythme anesthésiant.
Voilà les qualités qui faisaient la force du Cameroun et que Rigobert Song appelle le « Hemlé ». Une sorte de « supplément d’âme », une combativité féroce et une bravoure indomptable.
L’identité du jeu ivoirien doit être un mélange du « Toque » espagnol et de «Joga Bonito» de Brésil. C’est un peu ce que le Président Félix Houphouët-Boigny avait voulu pour la sélection nationale, en demandant à avoir un entraîneur brésilien à la tête des Eléphants dans les années 1970. Car à regarder les équipes ivoiriennes évoluer, avec ce jeu de possession de balle, des passes courtes portées vers l’avant, cela fait penser à ces deux pays. Bref.
En attendant d’avoir une direction technique digne de ce nom pour agir depuis la base, il faut réussir à structurer au mieux ce jeu pour donner plus d’allant à nos Pachydermes. Ça urge !