Solène Roy (à droite) en compagnie de Zago Watché Henriette, arrière-petite-fille de Djèné Zago, célèbre chef guerrier de la tribu Gbôkla de Sassandra.
Solène Roy (à droite) en compagnie de Zago Watché Henriette, arrière-petite-fille de Djèné Zago, célèbre chef guerrier de la tribu Gbôkla de Sassandra.
Patrimoine historique/Mémoire de Sassandra: La Française Solène Roy sur les traces du commandant Thomann
En séjour en Côte d'Ivoire du 24 juin au 3 juillet 2026, l'étudiante française Solène Roy mène des recherches sur les photographies réalisées par le commandant Georges Thomann, dans l'ancien cercle de Sassandra.
Accompagnée par l'Ong A Wa Gbôklè, elle est allée à la rencontre des descendants des figures historiques de la région afin de recueillir des témoignages précieux pour son mémoire.
À peine arrivée en Côte d'Ivoire, le mercredi 24 juin, Solène Roy s'est immédiatement plongée dans ses recherches. L'étudiante française, inscrite en double master à Sciences Po et à l'École du Louvre, à Paris, prépare un mémoire consacré aux « Dynamiques de patrimonialisation des photographies du fond de Georges Thomann conservées au musée du quai Branly - Jacques Chirac ».
Accompagnée d'une délégation de l'Ong A Wa Gbôklè (Awg), conduite par son président Olvis Dabley, elle s'est rendue au quartier Petits Toits rouges, à Yopougon, pour rencontrer Zago Watché Henriette, arrière-petite-fille de Djèné Zago, célèbre chef guerrier de la tribu Gbôkla de Sassandra.
Très émue en découvrant les photographies de son illustre ancêtre, la septuagénaire a partagé avec la chercheuse les récits transmis par sa famille sur celui qui entretenait des relations privilégiées avec le commandant Georges Thomann, premier administrateur du cercle de Sassandra.
Quelques heures plus tard, Solène Roy a poursuivi ses investigations auprès de Hiwé Mabo, dit Basile. Celui-ci lui a révélé une tradition orale méconnue selon laquelle la tribu Kodia du Nord est surnommée « Taman », une déformation de « Thomann », en hommage au rôle joué par l'administrateur colonial dans le rétablissement de la paix entre les villages de Kouaté et de Boutoubré. Un surnom officiellement adopté le 24 septembre 2024.
Pour l'Ong A Wa Gbôklè, qui accompagne cette mission scientifique, ces témoignages constituent une contribution essentielle à la valorisation du patrimoine historique du Gbôklè.
Ils viennent enrichir les travaux consacrés à Georges Thomann, fondateur du poste administratif de Sassandra le 4 septembre 1893 et auteur d'importants travaux linguistiques, notamment Essai de manuel de la langue Néouolé, publié en 1905.
Plus de 130 ans après son passage, son ancienne résidence, aujourd'hui en ruine, demeure un patrimoine historique dont la sauvegarde suscite un intérêt croissant.
En accueillant Solène Roy jusqu'au 3 juillet, l'Ong A Wa Gbôklè entend contribuer à la préservation de la mémoire collective de Sassandra et invite les populations du Gbôklè à accompagner cette initiative, qui participe à la transmission et à la valorisation de l'histoire de la région et, plus largement, de la Côte d'Ivoire.
À peine arrivée en Côte d'Ivoire, le mercredi 24 juin, Solène Roy s'est immédiatement plongée dans ses recherches. L'étudiante française, inscrite en double master à Sciences Po et à l'École du Louvre, à Paris, prépare un mémoire consacré aux « Dynamiques de patrimonialisation des photographies du fond de Georges Thomann conservées au musée du quai Branly - Jacques Chirac ».
Accompagnée d'une délégation de l'Ong A Wa Gbôklè (Awg), conduite par son président Olvis Dabley, elle s'est rendue au quartier Petits Toits rouges, à Yopougon, pour rencontrer Zago Watché Henriette, arrière-petite-fille de Djèné Zago, célèbre chef guerrier de la tribu Gbôkla de Sassandra.
Très émue en découvrant les photographies de son illustre ancêtre, la septuagénaire a partagé avec la chercheuse les récits transmis par sa famille sur celui qui entretenait des relations privilégiées avec le commandant Georges Thomann, premier administrateur du cercle de Sassandra.
Quelques heures plus tard, Solène Roy a poursuivi ses investigations auprès de Hiwé Mabo, dit Basile. Celui-ci lui a révélé une tradition orale méconnue selon laquelle la tribu Kodia du Nord est surnommée « Taman », une déformation de « Thomann », en hommage au rôle joué par l'administrateur colonial dans le rétablissement de la paix entre les villages de Kouaté et de Boutoubré. Un surnom officiellement adopté le 24 septembre 2024.
Pour l'Ong A Wa Gbôklè, qui accompagne cette mission scientifique, ces témoignages constituent une contribution essentielle à la valorisation du patrimoine historique du Gbôklè.
Ils viennent enrichir les travaux consacrés à Georges Thomann, fondateur du poste administratif de Sassandra le 4 septembre 1893 et auteur d'importants travaux linguistiques, notamment Essai de manuel de la langue Néouolé, publié en 1905.
Plus de 130 ans après son passage, son ancienne résidence, aujourd'hui en ruine, demeure un patrimoine historique dont la sauvegarde suscite un intérêt croissant.
En accueillant Solène Roy jusqu'au 3 juillet, l'Ong A Wa Gbôklè entend contribuer à la préservation de la mémoire collective de Sassandra et invite les populations du Gbôklè à accompagner cette initiative, qui participe à la transmission et à la valorisation de l'histoire de la région et, plus largement, de la Côte d'Ivoire.