Les responsables de l'Ong Green Ivory ont reçu le soutien de leurs partenaires au lancement du programme. (DR)
Les responsables de l'Ong Green Ivory ont reçu le soutien de leurs partenaires au lancement du programme. (DR)
Lutte contre la pollution plastique : Grand-Bassam se positionne en première ligne
Prévu pour se déployer sur plusieurs mois, le programme « Journées sans plastique », porté par l'ONG Green Ivory en partenariat avec la mairie de Grand-Bassam, est entré dans sa deuxième phase le 1er juillet 2026.
Après une première phase jugée « satisfaisante et encourageante » par l'ensemble des parties prenantes en 2025, le programme « Journées sans plastique » de Green Ivory a officiellement lancé sa deuxième phase.
Lors de la cérémonie organisée à Grand-Bassam, où le projet est mis en œuvre, les différentes interventions ont toutes convergé vers une même conviction : l'urgence d'agir contre la pollution plastique, mais surtout la nécessité d'une action collective et coordonnée.
Dans une allocution engagée, Oumar Bakayoko, quatrième adjoint au maire de Grand-Bassam, a réaffirmé la pleine disponibilité de la municipalité à accompagner cette initiative qui, selon lui, dépasse largement le cadre environnemental pour s'inscrire dans une véritable dynamique de transformation du territoire.
« Pour une ville côtière, historique et touristique comme Grand-Bassam, ce défi revêt une importance particulière. Préserver notre environnement, protéger notre patrimoine naturel et offrir un cadre de vie sain aux générations présentes et futures constituent des responsabilités auxquelles nous ne pouvons nous soustraire », a-t-il déclaré.
Cet engagement de la mairie s'appuie à la fois sur des données préoccupantes — 45 % des déchets collectés sur les plages sont constitués de plastique — et sur une conviction largement partagée. Représentant le ministre de l'Environnement et de la Transition écologique, le conseiller technique Dr Dosso Kanvaly a rappelé que « les défis environnementaux ne peuvent être relevés que par une mobilisation collective, où les pouvoirs publics, le secteur privé, les partenaires internationaux, les organisations de la société civile et les citoyens avancent dans une même direction ».
Vers un modèle ivoirien d'économie circulaire
Pour le président de Green Ivory, Kherann Yao, c'est précisément dans cet esprit qu'a été conçu le programme.
Si la première phase a permis de démontrer qu'une autre approche de la lutte contre la pollution plastique était possible, la deuxième étape, qui s'étendra jusqu'au mois d'octobre, ambitionne de transformer cette expérimentation en un véritable modèle ivoirien d'économie circulaire.
« Les résultats obtenus lors de la première phase, ainsi que l'engagement croissant des communautés et des partenaires, ont confirmé la nécessité de consolider cette dynamique et d'en accélérer le déploiement », a-t-il expliqué.
Un premier guichet de recyclage en préparation
Mis en œuvre avec l'appui de Think Human Fund et de l'Union européenne, le programme repose sur une approche intégrée et participative associant sensibilisation, engagement communautaire, création d'emplois verts, développement de partenariats, promotion d'alternatives aux plastiques à usage unique et valorisation de l'économie circulaire.
L'objectif est de proposer des solutions concrètes et durables face à la pollution plastique.
« Cette deuxième phase vise à faire de Grand-Bassam un territoire de référence en matière de lutte contre la pollution plastique. C'est dans cette optique que nous réalisons le premier guichet de recyclage de Grand-Bassam, grâce à la donation de deux conteneurs de 20 pieds par la Fondation MASC. Nous prévoyons également d'organiser un Festival Zéro Déchet avec l'appui de nos partenaires. Je tiens à leur exprimer toute notre gratitude, ainsi qu'au président de la COP15 sur la désertification, Alain-Richard Donwahi, pour son soutien constant », s'est félicité Kherann Yao.
En Côte d'Ivoire, la pollution plastique demeure un défi majeur. Sur près de 200 000 tonnes de déchets plastiques produites chaque année, seule une faible proportion est recyclée. Le reste finit dans les caniveaux, les rues, les lagunes et les zones côtières, avec des conséquences importantes sur l'environnement, la santé publique et les activités économiques.
Lors de la cérémonie organisée à Grand-Bassam, où le projet est mis en œuvre, les différentes interventions ont toutes convergé vers une même conviction : l'urgence d'agir contre la pollution plastique, mais surtout la nécessité d'une action collective et coordonnée.
Dans une allocution engagée, Oumar Bakayoko, quatrième adjoint au maire de Grand-Bassam, a réaffirmé la pleine disponibilité de la municipalité à accompagner cette initiative qui, selon lui, dépasse largement le cadre environnemental pour s'inscrire dans une véritable dynamique de transformation du territoire.
« Pour une ville côtière, historique et touristique comme Grand-Bassam, ce défi revêt une importance particulière. Préserver notre environnement, protéger notre patrimoine naturel et offrir un cadre de vie sain aux générations présentes et futures constituent des responsabilités auxquelles nous ne pouvons nous soustraire », a-t-il déclaré.
Cet engagement de la mairie s'appuie à la fois sur des données préoccupantes — 45 % des déchets collectés sur les plages sont constitués de plastique — et sur une conviction largement partagée. Représentant le ministre de l'Environnement et de la Transition écologique, le conseiller technique Dr Dosso Kanvaly a rappelé que « les défis environnementaux ne peuvent être relevés que par une mobilisation collective, où les pouvoirs publics, le secteur privé, les partenaires internationaux, les organisations de la société civile et les citoyens avancent dans une même direction ».
Vers un modèle ivoirien d'économie circulaire
Pour le président de Green Ivory, Kherann Yao, c'est précisément dans cet esprit qu'a été conçu le programme.
Si la première phase a permis de démontrer qu'une autre approche de la lutte contre la pollution plastique était possible, la deuxième étape, qui s'étendra jusqu'au mois d'octobre, ambitionne de transformer cette expérimentation en un véritable modèle ivoirien d'économie circulaire.
« Les résultats obtenus lors de la première phase, ainsi que l'engagement croissant des communautés et des partenaires, ont confirmé la nécessité de consolider cette dynamique et d'en accélérer le déploiement », a-t-il expliqué.
Un premier guichet de recyclage en préparation
Mis en œuvre avec l'appui de Think Human Fund et de l'Union européenne, le programme repose sur une approche intégrée et participative associant sensibilisation, engagement communautaire, création d'emplois verts, développement de partenariats, promotion d'alternatives aux plastiques à usage unique et valorisation de l'économie circulaire.
L'objectif est de proposer des solutions concrètes et durables face à la pollution plastique.
« Cette deuxième phase vise à faire de Grand-Bassam un territoire de référence en matière de lutte contre la pollution plastique. C'est dans cette optique que nous réalisons le premier guichet de recyclage de Grand-Bassam, grâce à la donation de deux conteneurs de 20 pieds par la Fondation MASC. Nous prévoyons également d'organiser un Festival Zéro Déchet avec l'appui de nos partenaires. Je tiens à leur exprimer toute notre gratitude, ainsi qu'au président de la COP15 sur la désertification, Alain-Richard Donwahi, pour son soutien constant », s'est félicité Kherann Yao.
En Côte d'Ivoire, la pollution plastique demeure un défi majeur. Sur près de 200 000 tonnes de déchets plastiques produites chaque année, seule une faible proportion est recyclée. Le reste finit dans les caniveaux, les rues, les lagunes et les zones côtières, avec des conséquences importantes sur l'environnement, la santé publique et les activités économiques.