Le Président d’Afreximbank (au milieu) appelle à la souveraineté économique de l’Afrique par l’industrialisation, le commerce
Le Président d’Afreximbank (au milieu) appelle à la souveraineté économique de l’Afrique par l’industrialisation, le commerce
Afreximbank : « La souveraineté économique de l’Afrique passe par l’industrialisation », affirme le Dr George Elombi
L’Afrique ne pourra véritablement conquérir sa souveraineté économique qu’en développant une industrie forte, capable de transformer localement ses ressources naturelles et de mobiliser des financements adaptés à ses ambitions. C’est le message fort lancé par le nouveau Président d’Afreximbank et Président du Conseil d’administration de la Banque africaine d’Export-Import, le Dr George Elombi, lors d’une conférence de presse tenue à Abuja, au Nigéria.
Pour le dirigeant de l’institution financière panafricaine, le modèle économique fondé sur l’exportation de matières premières et l’importation de produits manufacturés a montré ses limites. Il estime que la prochaine étape du développement du continent repose sur la création de valeur ajoutée, l’industrialisation, le commerce intra-africain et le renforcement des institutions financières africaines.
Rompre avec le modèle économique hérité
« La souveraineté de l’Afrique ne sera pas assurée en exportant davantage de ce que nous ne transformons pas », a affirmé le Dr George Elombi. Selon lui, le continent doit bâtir des industries capables de transformer les ressources africaines en richesse africaine, condition indispensable pour créer des emplois, renforcer la résilience économique et réduire la dépendance vis-à-vis de l'extérieur.
Dans cette dynamique, Afreximbank entend accompagner les États africains en finançant des projets industriels stratégiques, aussi bien directement que par l'intermédiaire du Fonds pour le développement des exportations en Afrique (FEDA). En partenariat avec ARISE Integrated Industrial Platforms (ARISE IIP), la Banque soutient notamment la création de parcs industriels et de zones économiques spéciales dédiés aux secteurs minier, agroalimentaire, textile, automobile et pharmaceutique.
Des capitaux accessibles pour financer la transformation
Le président d'Afreximbank a également insisté sur la nécessité d'améliorer l'accès aux financements. Selon lui, des notations de crédit plus justes permettraient aux institutions africaines de lever des capitaux à moindre coût afin de financer les infrastructures, le commerce et l'industrie.
À cet égard, il s'est félicité de la récente notation BBB+ à long terme et A-2 à court terme attribuée à Afreximbank par S&P Global Ratings, une reconnaissance qui reflète, selon lui, la solidité financière de l'institution. Au premier trimestre 2026, la Banque affichait des actifs et engagements conditionnels de 49,4 milliards de dollars, des fonds propres de 8,6 milliards de dollars, un ratio de solvabilité de 23 % et un taux de créances douteuses limité à 2,40 %.
Le Dr George Elombi a également rappelé les succès enregistrés sur les marchés financiers internationaux, notamment grâce aux émissions d'obligations « Samurai » et « Panda » ainsi qu'à la mobilisation de deux milliards de dollars auprès de 31 prêteurs répartis entre l'Europe, l'Asie, le Moyen-Orient et l'Afrique.
Le commerce intra-africain, pilier de la souveraineté
Pour Afreximbank, l'industrialisation ne produira pleinement ses effets que si les biens fabriqués en Afrique circulent librement sur le continent. C'est pourquoi l'institution entend poursuivre ses investissements dans les infrastructures commerciales, les corridors logistiques, les systèmes de paiement numériques et la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
« Les capitaux, l'industrie et le commerce doivent fonctionner de concert. L'Afrique doit financer sa production, transformer ses ressources et acheminer ses marchandises sur ses propres marchés », a soutenu le Dr George Elombi.
Le président d'Afreximbank a enfin réaffirmé le soutien de la Banque au projet de Nouvelle architecture financière africaine (NAFA), estimant que le continent doit désormais s'appuyer davantage sur ses propres ressources, ses institutions et ses capacités industrielles pour construire une souveraineté économique durable et inclusive.
Rompre avec le modèle économique hérité
« La souveraineté de l’Afrique ne sera pas assurée en exportant davantage de ce que nous ne transformons pas », a affirmé le Dr George Elombi. Selon lui, le continent doit bâtir des industries capables de transformer les ressources africaines en richesse africaine, condition indispensable pour créer des emplois, renforcer la résilience économique et réduire la dépendance vis-à-vis de l'extérieur.
Dans cette dynamique, Afreximbank entend accompagner les États africains en finançant des projets industriels stratégiques, aussi bien directement que par l'intermédiaire du Fonds pour le développement des exportations en Afrique (FEDA). En partenariat avec ARISE Integrated Industrial Platforms (ARISE IIP), la Banque soutient notamment la création de parcs industriels et de zones économiques spéciales dédiés aux secteurs minier, agroalimentaire, textile, automobile et pharmaceutique.
Des capitaux accessibles pour financer la transformation
Le président d'Afreximbank a également insisté sur la nécessité d'améliorer l'accès aux financements. Selon lui, des notations de crédit plus justes permettraient aux institutions africaines de lever des capitaux à moindre coût afin de financer les infrastructures, le commerce et l'industrie.
À cet égard, il s'est félicité de la récente notation BBB+ à long terme et A-2 à court terme attribuée à Afreximbank par S&P Global Ratings, une reconnaissance qui reflète, selon lui, la solidité financière de l'institution. Au premier trimestre 2026, la Banque affichait des actifs et engagements conditionnels de 49,4 milliards de dollars, des fonds propres de 8,6 milliards de dollars, un ratio de solvabilité de 23 % et un taux de créances douteuses limité à 2,40 %.
Le Dr George Elombi a également rappelé les succès enregistrés sur les marchés financiers internationaux, notamment grâce aux émissions d'obligations « Samurai » et « Panda » ainsi qu'à la mobilisation de deux milliards de dollars auprès de 31 prêteurs répartis entre l'Europe, l'Asie, le Moyen-Orient et l'Afrique.
Le commerce intra-africain, pilier de la souveraineté
Pour Afreximbank, l'industrialisation ne produira pleinement ses effets que si les biens fabriqués en Afrique circulent librement sur le continent. C'est pourquoi l'institution entend poursuivre ses investissements dans les infrastructures commerciales, les corridors logistiques, les systèmes de paiement numériques et la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
« Les capitaux, l'industrie et le commerce doivent fonctionner de concert. L'Afrique doit financer sa production, transformer ses ressources et acheminer ses marchandises sur ses propres marchés », a soutenu le Dr George Elombi.
Le président d'Afreximbank a enfin réaffirmé le soutien de la Banque au projet de Nouvelle architecture financière africaine (NAFA), estimant que le continent doit désormais s'appuyer davantage sur ses propres ressources, ses institutions et ses capacités industrielles pour construire une souveraineté économique durable et inclusive.