Futur organe électoral: Simone Gbagbo récuse les partis politiques et les représentants du gouvernement

Simone Gbabgo (au centre) soutient que la mouture de l'organe électoral proposé par le gouvernement sans consulter les acteurs politiques concernés repose sur une démarche unilatérale.
Simone Gbabgo (au centre) soutient que la mouture de l'organe électoral proposé par le gouvernement sans consulter les acteurs politiques concernés repose sur une démarche unilatérale.
Simone Gbabgo (au centre) soutient que la mouture de l'organe électoral proposé par le gouvernement sans consulter les acteurs politiques concernés repose sur une démarche unilatérale.

Futur organe électoral: Simone Gbagbo récuse les partis politiques et les représentants du gouvernement

Le 29/06/26 à 16:22
modifié 29/06/26 à 17:40
Le Mouvement des générations capables (Mgc) dit non à l’architecture électorale proposée par le gouvernement. Sa présidente, Simone Gbagbo, soutenue par des partis politiques de l’opposition et des organisations de la société civile, lors d’une conférence de presse, le 29 juin 2026, au siège de sa formation politique, à la Riviera Golf, a déclaré que la future institution électorale telle voulue par les autorités repose sur une démarche unilatérale.

Mieux, à l’en croire, cet outil électoral ne pourra être inclusif et impartial avec la présence en son sein des entités politiques et des représentants du gouvernement. « Nous insistons sur la nécessité de la création d'un véritable organe électoral indépendant, totalement soustrait à toute influence gouvernementale et à toute emprise partisane. Cet organe devra exclure rigoureusement, de sa composition, tout représentant du gouvernement ainsi que tout membre de parti politique. L'institution que nous proposons est un véritable organe politico-technique chargé du management global du processus électoral et investi de la responsabilité exclusive de l'organisation matérielle des élections dans toutes ses étapes », a-t-elle indiqué.

La présidente du Mgc et ses partenaires signataires de la proposition de loi organique portant création du Haut conseil électoral (Hce) a fait savoir que pour accomplir efficacement cette mission, l'instrument électoral en gestation devra pouvoir mobiliser l'ensemble des compétences de l'État, domaines juridiques, administratives, techniques et sécuritaires tout en bénéficiant des ressources financières publiques nécessaires à l'exercice de ses attributions.

« Si une structure distincte de contrôle, de suivi ou d'observation devait être instituée et ouverte aux partis politiques ainsi qu'aux organisations de la société civile, nous n'y serions favorables qu'à une condition absolue : qu'aucune de ces organisations ne participe, directement ou indirectement, à la préparation, à l'organisation ou à la conduite des scrutins. Leur mission devrait être exclusivement limitée à l'observation et au contrôle du processus électoral », a-t-elle prévenu. Avant d’inviter le gouvernement a engagé une véritable concertation nationale sur la réforme de la gouvernance électorale.


Le 29/06/26 à 16:22
modifié 29/06/26 à 17:40