Bassin de la Volta : Les six États renforcent leur coopération

Le Bassin de la Volta, vers une gestion plus dura
Le Bassin de la Volta, vers une gestion plus dura
Le Bassin de la Volta, vers une gestion plus dura

Bassin de la Volta : Les six États renforcent leur coopération

Le 23/06/26 à 07:18
modifié 24/06/26 à 07:26
Les acteurs de la gouvernance environnementale et des ressources en eau en Afrique de l’Ouest se sont réunis, le lundi 22 juin 2026, à l’hôtel Les Terrasses de Bonoumin, à Abidjan, à l’occasion du 5ᵉ Forum des Parties prenantes du Bassin de la Volta (FPP5).

Cette rencontre était couplée à un atelier régional de validation politique, de vulgarisation et de capitalisation des résultats de la mission d’évaluation du capital environnemental et des services écosystémiques du bassin.

Cette importante rencontre régionale a rassemblé des délégations du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Mali et du Togo, ainsi que plusieurs partenaires techniques et financiers engagés dans la préservation des ressources naturelles du bassin.

Représentant le ministre des Eaux et Forêts, Jacques Assahoré Konan, la Directrice de cabinet, le Conservateur général Zouzou épouse Mailly Elvire-Joëlle, a souligné le rôle stratégique du Bassin de la Volta pour les populations et les économies de la sous-région. Elle a rappelé que l’eau, les forêts, les terres, les zones humides et la biodiversité constituent un patrimoine commun dont la préservation est devenue un impératif environnemental, économique et sécuritaire.

Face aux effets croissants du changement climatique, à la pression démographique, à l’urbanisation et à l’exploitation accrue des ressources naturelles, elle a appelé les États riverains à renforcer leur coopération. « La coopération n’est pas une option, elle est la condition même de notre réussite collective », a-t-elle déclaré au nom du ministre.

Pour le Directeur exécutif adjoint de l’Autorité du Bassin de la Volta, Dr Dibi Millogo, les conclusions de l’évaluation régionale du capital environnemental marquent une avancée majeure. Selon lui, cette étude offre, pour la première fois, une vision intégrée de l’état des écosystèmes du bassin et de leur contribution au bien-être des populations.

« La nature n’est pas un coût. La nature est un capital », a-t-il affirmé, invitant les décideurs à considérer la protection des écosystèmes comme un investissement indispensable à la sécurité alimentaire, à la résilience climatique et à la stabilité sociale.

Intervenant à son tour, le Secrétaire exécutif du Partenariat mondial de l’eau en Afrique de l’Ouest (GWP-AO), Amadou Lamine N'Diaye, a insisté sur l'urgence d'agir face aux défis démographiques, climatiques, migratoires et sécuritaires auxquels la région est confrontée. Il a souligné que les résultats scientifiques issus du projet REWarD doivent désormais orienter les politiques publiques, les investissements et les mécanismes de coopération régionale.

Le coordonnateur de la structure focale nationale, Dr Kouassi Auguste, a, pour sa part, salué l'engagement des différentes parties prenantes dans la mise en œuvre du projet et les a remerciées pour leur implication.

Au terme des travaux, les participants devraient formuler des recommandations en faveur de la restauration des écosystèmes, du renforcement de la gouvernance transfrontalière, de l’implication des communautés locales et de la mobilisation de nouveaux financements pour la protection du Bassin de la Volta.

À travers ce forum, les six États membres de l’Autorité du Bassin de la Volta réaffirment leur volonté commune de bâtir un bassin plus résilient, plus inclusif et plus durable, au bénéfice des générations présentes et futures.



Le 23/06/26 à 07:18
modifié 24/06/26 à 07:26