Tribune/ Pesticides et santé publique : Donnée clinique et réglementation phytosanitaire, deux piliers complémentaires
Sur le terrain, chaque année, des soignants prennent en charge des patients exposés à des produits phytosanitaires — urgences hospitalières, centres de santé ruraux, cliniques.
Ces situations, bien réelles, soulèvent une question simple : comment faire en sorte que cette expérience de terrain bénéficie plus facilement aux acteurs qui décident, en amont, des conditions d’usage des produits phytosanitaires ? C’est une question que beaucoup d’acteurs du secteur se posent, chacun à leur niveau.
Dans beaucoup de pays d’Afrique et du Moyen-Orient, les ministères de la Santé et les directions chargées de la protection des végétaux et du contrôle de la qualité (Dpvcq ou équivalents) travaillent chacun avec leurs propres outils et priorités — ce qui est naturel compte tenu de la diversité de leurs missions. La toxicovigilance clinique d’un côté, l’homologation et le contrôle des produits de l’autre, restent deux métiers exigeants, avec leurs propres contraintes, leurs propres calendriers et leurs propres outils de travail. Cette spécialisation est une force, et n’a pas vocation à être remise en cause.
C’est précisément parce que ces métiers sont distincts qu’un dialogue renforcé entre eux peut apporter beaucoup : mieux comprendre les signaux remontés du terrain et accompagner encore davantage les politiques de prévention déjà menées par les autorités, sans bouleverser les pratiques en place. Il s’agit moins de créer quelque chose de nouveau que de faciliter ce qui existe déjà, à petite échelle, dans certains contextes.
C’est dans cet esprit que l’équipe Phytoreg Consulting ont développé ToxiWatch, un outil de toxicovigilance numérique pensé comme une contribution à ce rapprochement. Il structure la déclaration des cas d’intoxication aux pesticides — signes cliniques par appareil, aide à la reconnaissance du toxidrome, gravité selon l’échelle d’imputabiité — et permet de les relier, lorsque cela est pertinent, aux bases de produits homologués existantes, tout en restant compatible avec les pratiques déjà utilisées par les soignants.
L’idée n’est pas de se substituer aux dispositifs existants, mais d’offrir un appui supplémentaire : un médecin qui déclare un cas peut identifier plus facilement la matière active probable et générer une fiche structurée, exploitable si les autorités sanitaires et phytosanitaires souhaitent l’intégrer à leurs propres analyses, à leur rythme et selon leurs procédures.
Renforcer les passerelles entre santé publique et réglementation phytosanitaire dépasse largement un seul outil ou un seul acteur.
Des échanges ponctuels entre ministères, une meilleure circulation de l’information entre outils de déclaration et registres d’homologation, ou encore des initiatives régionales montrent qu’une coordination est possible, selon les contextes et priorités de chaque pays.
Nejla BEN ABDALLAH, à travers PHYTOREG CONSULTING reste à l’écoute des ministères de la Santé et des directions de la protection des végétaux et du contrôle de la qualité qui souhaiteraient échanger sur ces sujets, partager leur expérience, ou explorer comment ToxiWatch® pourrait, le cas échéant, s’inscrire dans leurs démarches existantes, dans le respect du rythme et des procédures propres à chaque institution.
Nejla BEN ABDALLAH est entrepreneur et experte en affaires réglementaires en Afrique et au Moyen-Orient. Elle a également suivi le Diplôme Interuniversitaire de Toxicologie Médicale à l’Université Paris Cité, sous la direction du Pr Bruno Mégarbane, référence internationale en toxicologie clinique et en réanimation des intoxications aiguës.
Dans beaucoup de pays d’Afrique et du Moyen-Orient, les ministères de la Santé et les directions chargées de la protection des végétaux et du contrôle de la qualité (Dpvcq ou équivalents) travaillent chacun avec leurs propres outils et priorités — ce qui est naturel compte tenu de la diversité de leurs missions. La toxicovigilance clinique d’un côté, l’homologation et le contrôle des produits de l’autre, restent deux métiers exigeants, avec leurs propres contraintes, leurs propres calendriers et leurs propres outils de travail. Cette spécialisation est une force, et n’a pas vocation à être remise en cause.
C’est précisément parce que ces métiers sont distincts qu’un dialogue renforcé entre eux peut apporter beaucoup : mieux comprendre les signaux remontés du terrain et accompagner encore davantage les politiques de prévention déjà menées par les autorités, sans bouleverser les pratiques en place. Il s’agit moins de créer quelque chose de nouveau que de faciliter ce qui existe déjà, à petite échelle, dans certains contextes.
C’est dans cet esprit que l’équipe Phytoreg Consulting ont développé ToxiWatch, un outil de toxicovigilance numérique pensé comme une contribution à ce rapprochement. Il structure la déclaration des cas d’intoxication aux pesticides — signes cliniques par appareil, aide à la reconnaissance du toxidrome, gravité selon l’échelle d’imputabiité — et permet de les relier, lorsque cela est pertinent, aux bases de produits homologués existantes, tout en restant compatible avec les pratiques déjà utilisées par les soignants.
L’idée n’est pas de se substituer aux dispositifs existants, mais d’offrir un appui supplémentaire : un médecin qui déclare un cas peut identifier plus facilement la matière active probable et générer une fiche structurée, exploitable si les autorités sanitaires et phytosanitaires souhaitent l’intégrer à leurs propres analyses, à leur rythme et selon leurs procédures.
Renforcer les passerelles entre santé publique et réglementation phytosanitaire dépasse largement un seul outil ou un seul acteur.
Des échanges ponctuels entre ministères, une meilleure circulation de l’information entre outils de déclaration et registres d’homologation, ou encore des initiatives régionales montrent qu’une coordination est possible, selon les contextes et priorités de chaque pays.
Nejla BEN ABDALLAH, à travers PHYTOREG CONSULTING reste à l’écoute des ministères de la Santé et des directions de la protection des végétaux et du contrôle de la qualité qui souhaiteraient échanger sur ces sujets, partager leur expérience, ou explorer comment ToxiWatch® pourrait, le cas échéant, s’inscrire dans leurs démarches existantes, dans le respect du rythme et des procédures propres à chaque institution.
Nejla BEN ABDALLAH est entrepreneur et experte en affaires réglementaires en Afrique et au Moyen-Orient. Elle a également suivi le Diplôme Interuniversitaire de Toxicologie Médicale à l’Université Paris Cité, sous la direction du Pr Bruno Mégarbane, référence internationale en toxicologie clinique et en réanimation des intoxications aiguës.