Match Côte d’Ivoire-Allemagne au Goethe Institut : Quand le football efface les frontières

Comme un seul peuple, Allemands et Ivoiriens ont vécu leur passion commune. (Ph: Joséphine Kouadio)
Comme un seul peuple, Allemands et Ivoiriens ont vécu leur passion commune. (Ph: Joséphine Kouadio)
Comme un seul peuple, Allemands et Ivoiriens ont vécu leur passion commune. (Ph: Joséphine Kouadio)

Match Côte d’Ivoire-Allemagne au Goethe Institut : Quand le football efface les frontières

Le 21/06/26 à 16:44
modifié 21/06/26 à 17:21
Devant un écran géant, dans une salle bondée, le football a réuni des peuples qui ont parlé un seul langage : celui du football.
Dans la soirée du samedi 20 juin 2026, le Goethe Institut, sis à Cocody-Mermoz, n’avait plus tout à fait l’allure d’un centre culturel. Il vibrait comme un petit stade, un carrefour de cultures où les frontières s’effaçaient au rythme des passes et des accélérations des joueurs ivoiriens et allemands qui s’affrontaient à des milliers de kilomètres de là.

Au sein de l’institut, des Allemands, des Ivoiriens et des ressortissants d’autres nationalités, avec à leur tête l’ambassadeur d’Allemagne en Côte d’Ivoire, Matthias Veltin, accompagné de son épouse et de plusieurs personnalités ivoiriennes, entre autres, l’ex-ministre de l’Artisanat, Sidiki Konaté et Yasmina Ouegnin, ex-députée de Cocody, étaient réunis pour vibrer ensemble.

Dès le coup d’envoi, après l’exécution des hymnes nationaux, des cris en français et des exclamations en allemand ont fusé pour saluer les premières actions offensives des Éléphants de Côte d’Ivoire. Mais très vite, ces langues se sont effacées. Il ne restait plus qu’un langage universel : celui du football. Un contrôle raté déclenchait le même soupir collectif, tandis qu’une belle action suscitait autant d’applaudissements chez les Ivoiriens que chez les Allemands.

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Lorsque les Éléphants ont ouvert le score, grâce à Franck Kessié, à la 30e minute, l’explosion de joie a été immédiate. Au son de la célèbre chanson Coup du marteau, les pas de danse ont pris le dessus. Certains supporters allemands ont même esquissé quelques mouvements et affiché des sourires admiratifs. La joie ivoirienne ne repoussait pas l’autre ; elle l’englobait. Un Allemand a tapé dans la main d’un inconnu assis en face de lui. On s’embrassait, on se chambrait. C’était une liesse sans hostilité.

Les personnalités ont partagé ce moment avec une simplicité désarmante. L’ambassadeur Matthias Veltin, concentré puis souriant face à la ferveur ambiante, échangeait des regards complices avec ses invités. À ses côtés, l'ex-députée Yasmina Ouegnin, visiblement emportée par l’énergie collective, applaudissait avec enthousiasme, tandis que Sidiki Konaté se transformait en cadreur improvisé et enchaînait les selfies.

Dans ces instants, les titres importaient peu. Tous étaient supporters. Les discussions s’entremêlaient : commentaires techniques, analyses tactiques et exclamations spontanées au gré des contre-attaques. Les barrières protocolaires se brisaient comme les lignes défensives sur le terrain.

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À la mi-temps, les échanges ont repris en plusieurs langues, mais toujours avec la même chaleur. On débattait, on refaisait le match, on prédisait la suite. Des groupes se formaient puis se défaisaient, chacun partageant son vécu de la première période. Le score de 1 à 0 en faveur de la Côte d’Ivoire était partagé comme un espoir commun, presque fragile.

« Nous sommes une famille sans barrières. Je suis heureux pour la Côte d’Ivoire qui mène au score. Mais rien n’est encore joué. Selon moi, le score final sera de deux buts partout », a pronostiqué l’ambassadeur.

Sidiki Konaté et Yasmina Ouegnin partageaient le même espoir : voir les Éléphants conserver leur avantage et se qualifier pour le deuxième tour, ce qui constituerait un exploit historique pour la Côte d’Ivoire.



Le 21/06/26 à 16:44
modifié 21/06/26 à 17:21