Les participants sont venus de plusieurs horizons pour apporter leur contribution à ce colloque. (Ph: Dr)
Les participants sont venus de plusieurs horizons pour apporter leur contribution à ce colloque. (Ph: Dr)
Université Alassane Ouattara de Bouaké : La christianisation de l’Afrique revisitée lors d’un colloque
Un colloque réunissant des enseignants et des enseignants-chercheurs s'est tenu pendant trois jours.
« Christianisation de l’Afrique : trajectoires, impacts socioculturels et défis actuels, des origines au XXIe siècle », tel est le thème d’un colloque organisé à l’initiative du Laboratoire de recherche des sciences historiques (Larshi), du département d’histoire de l’Université Alassane Ouattara de Bouaké (Uao-B), du 3 au 5 juin 2025, à l’amphi C du campus II.
À l’ouverture de ce colloque, la docteure Esso Soro, présidente du comité d’organisation, a expliqué qu’il s’agissait, pour les chercheurs venus d’horizons divers, de dresser le bilan de la christianisation en Afrique, ainsi que d’examiner les difficultés rencontrées et les perspectives à venir. « Durant ces trois jours, nous allons nous atteler à discuter des aspects sociaux, culturels et politiques de cette christianisation sur notre continent », a-t-elle précisé.
Entrant dans le vif du sujet, le professeur Souleymane Sangaré, chef du département d’histoire, a indiqué que l’histoire de la christianisation de l’Afrique remonte à l’Antiquité. « Des pays comme l’Éthiopie ont commencé à être christianisés à cette époque. Au fil du temps, le christianisme s’est imposé comme l’une des caractéristiques de notre histoire », a-t-il rappelé.
Pour sa part, le professeur Simon Pierre Ekanza, dans son discours inaugural, a présenté le christianisme sous deux dimensions, à savoir la dimension archéologique et la dimension géographique.
Pour ce qui est de l’aspect archéologique, il a souligné que la fabrique du savoir sur le christianisme était localisée à Alexandrie en Égypte et à Carthage en Tunisie. « Alexandrie étant la première porte d’entrée du christianisme », a-t-il révélé.
Concernant la dimension géographique, il a évoqué l’échec des tentatives de diffusion de l’évangélisation, puisque les missionnaires étaient animés d’une intention d’assimilation, au détriment des cultures et traditions africaines.
CORRESPONDANT REGIONAL
Entrant dans le vif du sujet, le professeur Souleymane Sangaré, chef du département d’histoire, a indiqué que l’histoire de la christianisation de l’Afrique remonte à l’Antiquité. « Des pays comme l’Éthiopie ont commencé à être christianisés à cette époque. Au fil du temps, le christianisme s’est imposé comme l’une des caractéristiques de notre histoire », a-t-il rappelé.
Pour sa part, le professeur Simon Pierre Ekanza, dans son discours inaugural, a présenté le christianisme sous deux dimensions, à savoir la dimension archéologique et la dimension géographique.
Pour ce qui est de l’aspect archéologique, il a souligné que la fabrique du savoir sur le christianisme était localisée à Alexandrie en Égypte et à Carthage en Tunisie. « Alexandrie étant la première porte d’entrée du christianisme », a-t-il révélé.
Concernant la dimension géographique, il a évoqué l’échec des tentatives de diffusion de l’évangélisation, puisque les missionnaires étaient animés d’une intention d’assimilation, au détriment des cultures et traditions africaines.
CORRESPONDANT REGIONAL