Université Alassane Ouattara de Bouaké : La christianisation de l’Afrique revisitée lors d’un colloque

Les participants sont venus de plusieurs horizons pour apporter leur contribution à ce colloque. (Ph: Dr)
Les participants sont venus de plusieurs horizons pour apporter leur contribution à ce colloque. (Ph: Dr)
Les participants sont venus de plusieurs horizons pour apporter leur contribution à ce colloque. (Ph: Dr)

Université Alassane Ouattara de Bouaké : La christianisation de l’Afrique revisitée lors d’un colloque

Le 20/06/26 à 14:36
modifié 20/06/26 à 15:32
Un colloque réunissant des enseignants et des enseignants-chercheurs s'est tenu pendant trois jours.
« Christianisation de l’Afrique : trajectoires, impacts socioculturels et défis actuels, des origines au XXIe siècle », tel est le thème d’un colloque organisé à l’initiative du Laboratoire de recherche des sciences historiques (Larshi), du département d’histoire de l’Université Alassane Ouattara de Bouaké (Uao-B), du 3 au 5 juin 2025, à l’amphi C du campus II.

À l’ouverture de ce colloque, la docteure Esso Soro, présidente du comité d’organisation, a expliqué qu’il s’agissait, pour les chercheurs venus d’horizons divers, de dresser le bilan de la christianisation en Afrique, ainsi que d’examiner les difficultés rencontrées et les perspectives à venir. « Durant ces trois jours, nous allons nous atteler à discuter des aspects sociaux, culturels et politiques de cette christianisation sur notre continent », a-t-elle précisé.

Entrant dans le vif du sujet, le professeur Souleymane Sangaré, chef du département d’histoire, a indiqué que l’histoire de la christianisation de l’Afrique remonte à l’Antiquité. « Des pays comme l’Éthiopie ont commencé à être christianisés à cette époque. Au fil du temps, le christianisme s’est imposé comme l’une des caractéristiques de notre histoire », a-t-il rappelé.

Pour sa part, le professeur Simon Pierre Ekanza, dans son discours inaugural, a présenté le christianisme sous deux dimensions, à savoir la dimension archéologique et la dimension géographique.

Pour ce qui est de l’aspect archéologique, il a souligné que la fabrique du savoir sur le christianisme était localisée à Alexandrie en Égypte et à Carthage en Tunisie. « Alexandrie étant la première porte d’entrée du christianisme », a-t-il révélé.

Concernant la dimension géographique, il a évoqué l’échec des tentatives de diffusion de l’évangélisation, puisque les missionnaires étaient animés d’une intention d’assimilation, au détriment des cultures et traditions africaines.

CORRESPONDANT REGIONAL


Le 20/06/26 à 14:36
modifié 20/06/26 à 15:32