Enseignement supérieur et innovation : Les acteurs valident une feuille de route pour rapprocher formation et emploi

Enseignement supérieur et innovation : Les acteurs valident une feuille de route pour rapprocher formation et emploi

Le 19/06/26 à 15:06
modifié 19/06/26 à 17:53
Après trois jours de concertation à Abidjan, universités, secteur privé et partenaires techniques ont défini les priorités destinées à renforcer l'employabilité des jeunes et la compétitivité de l'enseignement supérieur ivoirien.
La consultation nationale des parties prenantes du projet des Centres d'excellence de l'enseignement supérieur africain pour l'impact sur le développement (Ace Innovate) s’est achevée le 18 juin 2026 à l’immeuble Crae-Uemoa, au Plateau, avec l’adoption d’une feuille de route visant à mieux aligner les formations universitaires sur les besoins du marché du travail. Organisée du 16 au 18 juin par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, cette rencontre a réuni responsables d’universités, chercheurs, représentants du secteur privé ainsi que partenaires techniques et financiers. Présidant la cérémonie de clôture au nom du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Professeur Adama Diawara, le directeur de cabinet du ministère, le Professeur Arsène Kobea, a salué la qualité des échanges et des recommandations formulées au cours des travaux. Il a souligné que malgré les progrès enregistrés par le système ivoirien d’enseignement supérieur, des défis persistent en matière de qualité des formations, de pertinence des curricula ainsi que de capacités de recherche et d’innovation. Selon le représentant du ministre, le projet Ace Innovate marque une évolution majeure du programme des Centres d’excellence africains(Ace). L’ambition est désormais d’aller au-delà des performances de quelques établissements pour impulser une transformation institutionnelle plus large et inclusive. Le projet s’appuie sur quatre axes stratégiques : le renforcement des capacités des centres d’excellence et de leurs universités hôtes, l’élargissement de l’accès aux compétences du supérieur à travers des consortiums nationaux, le développement de partenariats universités-industries et le renforcement de la coopération régionale. Les réflexions ont permis d’identifier les métiers et compétences prioritaires, les capacités institutionnelles à renforcer ainsi que les mécanismes nécessaires pour consolider les liens entre le monde académique et le secteur productif.

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À l’issue des travaux, le Professeur Arsène Kobea a insisté sur plusieurs enseignements majeurs, notamment le rôle central du capital humain dans la transformation économique du pays, l’importance de l’employabilité des jeunes et la nécessité d’une collaboration étroite entre universités et entreprises. Il a également annoncé la création prochaine d’un comité national de pilotage, placé sous l’autorité du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, ainsi que la désignation d’un point focal national chargé d’assurer le suivi du projet. Au nom des partenaires techniques et financiers, Modibo Sidibé, économiste principal en éducation à la Banque mondiale, a réaffirmé le soutien de la Banque mondiale et de l’Agence française de développement (Afd). Financé par la Banque mondiale et l’Afd et coordonné à l’échelle régionale par l’Association des universités africaines, le projet Ace Innovate vise à renforcer durablement les capacités de formation, de recherche et d’innovation des établissements d’enseignement supérieur africains.



Le 19/06/26 à 15:06
modifié 19/06/26 à 17:53