Tabous et secrets de famille : Quand le silence façonne le bien-être
À l’heure où de nombreuses réalités familiales demeurent cachées derrière le poids des traditions, des croyances ou de la peur du jugement, le colloque international sur les tabous, les secrets de famille et le bien-être a ouvert ses portes ce jeudi 18 juin à Abidjan. Organisée par le Centre de counseling professionnel et de pastorale clinique (Copac), cette rencontre scientifique et sociale se déroule sur deux jours, les 18 et 19 juin, autour du thème : « Comment les tabous et les secrets de famille protègent ou fragilisent-ils le bien-être des enfants, des femmes et des hommes ? ».
Réunissant chercheurs, spécialistes de la santé mentale, éducateurs et professionnels du développement humain, ce colloque se veut un espace de réflexion, d’échanges et de sensibilisation sur une question qui touche toutes les sociétés. L’ambition est de mieux comprendre l’influence des non-dits familiaux sur la construction du bien-être individuel et collectif, ainsi que leurs conséquences psychologiques, sociales et relationnelles.
La première journée a été marquée par plusieurs communications, dont celle du Dr Bouabré Gnoka Modeste, enseignant-chercheur à l’Université Félix Houphouët-Boigny. Dans son exposé intitulé « Tabous et secrets de famille en Côte d’Ivoire : enjeux anthropologiques et impact sur le bien-être au sein des sociétés Krou, Akan, Mandé et Gour », il a mis en lumière la diversité des perceptions culturelles liées aux notions de tabou et de secret.
Selon lui, le problème ne réside pas dans l’existence même du secret, mais dans la manière dont il est géré au sein de la famille. « Ce n’est pas le secret qui pose problème, mais la façon de le gérer », a-t-il affirmé. Le conférencier a également souligné le rôle régulateur des tabous dans les sociétés traditionnelles, précisant que nombre d’entre eux concernent particulièrement les femmes. Il a indiqué que les sujets les plus souvent entourés de silence sont la sexualité et la filiation.
Insistant sur l’importance de la communication, Dr Bouabré Gnoka Modeste a rappelé que la parole constitue un puissant levier de cohésion familiale. « La parole est comme un animal. Une fois lâchée, personne ne peut l’attraper », a-t-il déclaré.
En conclusion, il a recommandé la mise en place de conditions favorables à une parole juste, le renforcement de l’éducation familiale et le développement de mécanismes de médiation afin de consolider les liens entre les membres de la famille et favoriser un mieux-être durable.
La première journée a été marquée par plusieurs communications, dont celle du Dr Bouabré Gnoka Modeste, enseignant-chercheur à l’Université Félix Houphouët-Boigny. Dans son exposé intitulé « Tabous et secrets de famille en Côte d’Ivoire : enjeux anthropologiques et impact sur le bien-être au sein des sociétés Krou, Akan, Mandé et Gour », il a mis en lumière la diversité des perceptions culturelles liées aux notions de tabou et de secret.
Selon lui, le problème ne réside pas dans l’existence même du secret, mais dans la manière dont il est géré au sein de la famille. « Ce n’est pas le secret qui pose problème, mais la façon de le gérer », a-t-il affirmé. Le conférencier a également souligné le rôle régulateur des tabous dans les sociétés traditionnelles, précisant que nombre d’entre eux concernent particulièrement les femmes. Il a indiqué que les sujets les plus souvent entourés de silence sont la sexualité et la filiation.
Insistant sur l’importance de la communication, Dr Bouabré Gnoka Modeste a rappelé que la parole constitue un puissant levier de cohésion familiale. « La parole est comme un animal. Une fois lâchée, personne ne peut l’attraper », a-t-il déclaré.
En conclusion, il a recommandé la mise en place de conditions favorables à une parole juste, le renforcement de l’éducation familiale et le développement de mécanismes de médiation afin de consolider les liens entre les membres de la famille et favoriser un mieux-être durable.