Développement durable : Le Parc d’Akouédo impressionne les élus francophones
Les membres de la délégation ont également été sensibilisés aux aspects techniques du projet. Une présentation détaillée leur a permis de comprendre le processus de réhabilitation du site, notamment les mécanismes de traitement des déchets résiduels et la valorisation du lixiviat transformé en biogaz grâce à un réseau de collecte de plus de 25 kilomètres. Pour Bakem Téba Blakinam, président de la région de la Kara au Togo et chef de la délégation, cette réalisation constitue une référence pour les collectivités africaines confrontées aux défis de l’urbanisation et de la gestion des déchets. « Nous sommes impressionnés par ce que nous avons vu. Transformer une ancienne décharge en un parc aussi moderne et aussi utile pour les populations relève d’une vision remarquable. C’est une expérience qui mérite d’être partagée et reproduite dans d’autres pays », a-t-il déclaré. Même admiration du côté de Kikingi Ntondélé Kissinger, secrétaire technique à la Francophonie, qui voit dans cette transformation la preuve qu’une politique publique ambitieuse peut changer durablement le visage d’un territoire. « Le contraste entre ce qu’était ce site hier et ce qu’il est devenu aujourd’hui est saisissant. C’est la preuve qu’avec de la volonté politique et une bonne planification, il est possible de transformer durablement nos territoires », a-t-il souligné. Pour la Mauritanienne Thiam Bilel Bara, conseillère régionale du Guidimakha, le Parc d’Akouédo représente bien plus qu’un simple espace de loisirs.
« Ce projet est exceptionnel. Il allie protection de l’environnement, loisirs, sport et éducation. Il démontre qu’un espace autrefois considéré comme un problème peut devenir un véritable atout pour une ville et pour ses habitants », a-t-elle affirmé. Selon Yocoli Elvis, directeur des travaux du projet pour Pfo Construction, le parc couvre une superficie de 100 hectares, dont près de 40 hectares sont déjà accessibles au public. Plus de 20 000 espèces végétales y ont été plantées afin de recréer un environnement favorable à la biodiversité et au bien-être des usagers. « Nous avons voulu faire de ce site un espace de vie, d’apprentissage et de sensibilisation à l’environnement. Le parc continuera d’évoluer avec l’aménagement progressif des espaces restants », a-t-il expliqué.
Alors que les travaux se poursuivent sur les 60 hectares restants, le Parc Urbain et Sportif d’Akouédo s’impose déjà comme l’un des symboles les plus forts de l’engagement de la Côte d’Ivoire en faveur du développement durable. Pour les élus francophones, cette visite restera l’illustration concrète qu’une ancienne décharge peut devenir un modèle de ville verte lorsque innovation, vision politique et préservation de l’environnement avancent de concert.