Guiglo : Un Comité de pilotage en place pour libérer la forêt du Goin-Débé

Anne Désirée Ouloto Lamizana et Assahoré Konan Jacques (au centre) ont dit la détermination du gouvernement à récupérer cette aire protégée (Saint-Tra Bi)
Anne Désirée Ouloto Lamizana et Assahoré Konan Jacques (au centre) ont dit la détermination du gouvernement à récupérer cette aire protégée (Saint-Tra Bi)
Anne Désirée Ouloto Lamizana et Assahoré Konan Jacques (au centre) ont dit la détermination du gouvernement à récupérer cette aire protégée (Saint-Tra Bi)

Guiglo : Un Comité de pilotage en place pour libérer la forêt du Goin-Débé

Le 18/06/26 à 18:31
modifié 18/06/26 à 18:41
La forêt classée du Goin-Débé, dans l’ouest du pays, sera bientôt libérée de ses occupants illégaux et orpailleurs clandestins qui en ont fait un sanctuaire de destruction. Dans le cadre d’une mission de concertation et de sensibilisation, 18 juin 2026, à Guiglo, la ministre d’État, ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’administration, Anne Désirée Ouloto Lamizana et le ministre des Eaux et forêts, Assahoré Konan Jacques, en charge des Eaux et Forêts, ont mis en place un comité de pilotage à cet effet. Il va réfléchir sur les propositions concrètes à mener, pour régler définitivement cette question. Cette rencontre s’est aussi inscrite dans la dynamique de dialogue avec l’ensemble des parties prenantes, en vue de renforcer la compréhension collective des enjeux liés à la protection de ce patrimoine forestier. Mais également de promouvoir une gestion concertée, responsable et durable des ressources naturelles.

« On a un problème de coexistence dans l’une des forêts classées de l'État. Ce qui ne devait pas être. Parce qu'une forêt classée n'a pas vocation à être habitée. Nous sommes venus rencontrer toutes les populations pour affirmer l'autorité de l'État. Et dire que cette forêt classée doit revenir à l'État '', a lancé le ministre des Eaux et forêts, à sa sortie de la réunion. Assahoré Konan Jacques a précisé que cela ne va pas se faire contre les intérêts des populations. « Nos populations qui ont géré ces espaces, ont des intérêts légitimes. L'État, en revendiquant ce massif forestier, fera en sorte que les populations ne soient pas laissées pour compte », a-t-il rassuré. Ce, sans oublier de mettre en garde les orpailleurs clandestins. « Je voulais lancer un appel à toutes les activités illégales qui se passent dans cette forêt, notamment l'orpaillage clandestin. L'orpaillage n'a pas lieu d'être. Il faut que ces activités cessent. L’État prendra les mesures pour que l'orpaillage clandestin cesse dans ce massif forestier'', a prévenu Jacques Assahoré.

Les chefs de communautés ont été invités à encadrer les jeunes (S-Tra Bi)
Les chefs de communautés ont été invités à encadrer les jeunes (S-Tra Bi)



Pour sa part, la présidente du Conseil régional du Cavally, Anne Ouloto-Lamizana, a exhorté les populations « à œuvrer à la paix et la stabilité, gage du développement de la région ». « La paix nous fait gagner. La cohésion sociale et le vivre ensemble aide notre région. Grâce à la paix, la cohésion sociale et la stabilité, nous pourrons offrir à nos populations le développement", a-t-elle souligné.

La ministre d’État a aussi lancé un appel à l'ensemble des parties prenantes (administrations, collectivités territoriales, communautés villageoises, organisations de la société civile et partenaires techniques) afin qu'elles renforcent leur synergie d'action pour la protection durable des aires protégés du Cavally. « La préservation de notre patrimoine naturel est une responsabilité collective. Nous devons protéger nos animaux et les espèces rares qui sont dans nos forêts. Nous devons les préserver. C'est une richesse de demain qui apportera des ressources aux femmes et aux jeunes », a insisté Anne Ouloto Lamizana. Profitant de l’occasion, elle a demandé aux chefs traditionnels de prendre en main, la moralisation de la jeunesse.

Pour finir, elle a invité les garants des us et coutumes, ainsi que les jeunes du Cavally, à s'engager résolument dans la lutte contre l'orpaillage illégal et la destruction de la forêt classée de Goin-Debé qui prennent de l'ampleur.

Le 18/06/26 à 18:31
modifié 18/06/26 à 18:41