Agriculture/Pnia 3 : Beugré Mambé appelle à «une agriculture d’entreprise mieux financée, accompagnée et connectée au marché»

Pnia 3 b
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Agriculture/Pnia 3 : Beugré Mambé appelle à «une agriculture d’entreprise mieux financée, accompagnée et connectée au marché»

Le 18/06/26 à 16:37
modifié 18/06/26 à 17:08
Le Premier ministre, Dr Robert Beugré Mambé, a invité le 18 juin 2026, l’ensemble des acteurs du secteur agricole à la promotion « d’une agriculture d’entreprise mieux financée, mieux accompagnée et mieux connectée au marché ». C’était à la faveur de la cérémonie de lancement du Processus de formulation du Programme national d’investissement agricole de troisième génération (Pnia 3) pour la période 2026-2035, au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire.

Le Chef du Gouvernement a également dit attendre des travaux, le plan « d’une agriculture capable de répondre aux besoins alimentaires des populations, de réduire notre dépendance aux importations, et d’améliorer les conditions de vies des acteurs agricoles ». Beugré Mambé a aussi souhaité voir émerger une stratégie qui permette d’aller dans le sens « d’une agriculture tournée vers la transformation des matières premières brutes et l’exportation des produits transformées à plus forte valeur ajoutée, une agriculture à haute intensité de productivité et compétitive qui crée des emplois et des opportunités réelles d’emplois et des revenus décents pour notre grande jeunesse ». « L’agriculture moderne à laquelle nous aspirons devra être un cadre d’initiative, d’innovation et d’entreprenariat pour les jeunes. Nous voulons une agriculture résiliente au changement climatique et aux chocs de divers ordres que nous avons pu constater ces dernières années », a-t-il confié.

Beugré Mambé (au premier plan) a dit accordé toute sa confiance à Bruno Koné (à sa droite) dans la conduite de la stratégie... (SK)
Beugré Mambé (au premier plan) a dit accordé toute sa confiance à Bruno Koné (à sa droite) dans la conduite de la stratégie... (SK)



Un mixte intelligent des priorités locales et des engagements internationaux

Le Premier ministre a dit attendre du processus de construction de la stratégie décennale, un plan d’action qui réponde aux exigences susmentionnées, tout en s’inscrivant dans le Plan national de développement (Pnd 2026-2030) de 114 840 milliards de Fcfa. Mais également dans l’esprit de la Déclaration de Kampala de janvier 2025 relativement à la transformation des systèmes agroalimentaires africains sur la période 2026-2035.

Beugré Mambé a tenu « à réaffirmer la volonté de SEM Président Alassane Ouattara et du Gouvernement dans son ensemble, de faire de l’agriculture une priorité dans les planifications aussi bien opérationnelles que budgétaires ». C’est en cela qu’il a promis aux organisations professionnelles agricoles (Opa) que l’équipe gouvernementale sera à leur écoute. Aux investisseurs, il a assuré que le gouvernement est « dans une dynamique de dialogue sur les reformes et les mécanismes d’incitations nécessaires ». Sans oublier d’inviter les partenaires techniques et financiers d’une part et les collectivités locales d’autre part, à faire en sorte que les priorités des territoires soient prises en compte et leurs potentiels valorisés.

...sans oublier de solliciter le soutien des partenaires techniques et financiers, des collectivités locales et le secteur privé (SK)
...sans oublier de solliciter le soutien des partenaires techniques et financiers, des collectivités locales et le secteur privé (SK)



Une méthodologie inclusive

Pour sa part, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, a indiqué que le processus démarrera par un bilan du Pnia 2 avant des consultations élargies au jeunes, aux femmes, aux Opa, au partenaires techniques et financiers sans oublier les milieux financiers. Suivront les étapes de la budgétisation, de la validation et de l’adoption par la signature accompagnée d’un Business Meeting.

Au dire de Bruno Koné, l’élaboration de la stratégie va se faire dans l’optique du renforcement de la souveraineté et de la sécurité alimentaire, d’une agriculture moderne, du renforcement des mécanismes de financement, de l’accélération de la sécurisation du foncier rural, mais aussi de la durabilité et de la résilience à travers notamment un plan d’économie circulaire. Ce, grâce à deux leviers transversaux que sont la transformation locale et l’amélioration des revenus des producteurs.

Outre le maroquin dont il a la charge, le ministre s’est exprimé au nom de ses collègues Sidi Tiémoko Touré et Bernard Kimi-Komoé – présents - respectivement chargés des Ressources animales et Halieutiques pour le premier et des Productions vivrières pour le second. Sont concernés le ministre des Eaux et Forêts, mais également celui de l’Environnement et de la Transition écologique, représentés.



Le 18/06/26 à 16:37
modifié 18/06/26 à 17:08