Agriculture/Pnia 3 : Beugré Mambé appelle à «une agriculture d’entreprise mieux financée, accompagnée et connectée au marché»
Un mixte intelligent des priorités locales et des engagements internationaux
Le Premier ministre a dit attendre du processus de construction de la stratégie décennale, un plan d’action qui réponde aux exigences susmentionnées, tout en s’inscrivant dans le Plan national de développement (Pnd 2026-2030) de 114 840 milliards de Fcfa. Mais également dans l’esprit de la Déclaration de Kampala de janvier 2025 relativement à la transformation des systèmes agroalimentaires africains sur la période 2026-2035.
Beugré Mambé a tenu « à réaffirmer la volonté de SEM Président Alassane Ouattara et du Gouvernement dans son ensemble, de faire de l’agriculture une priorité dans les planifications aussi bien opérationnelles que budgétaires ». C’est en cela qu’il a promis aux organisations professionnelles agricoles (Opa) que l’équipe gouvernementale sera à leur écoute. Aux investisseurs, il a assuré que le gouvernement est « dans une dynamique de dialogue sur les reformes et les mécanismes d’incitations nécessaires ». Sans oublier d’inviter les partenaires techniques et financiers d’une part et les collectivités locales d’autre part, à faire en sorte que les priorités des territoires soient prises en compte et leurs potentiels valorisés.
Une méthodologie inclusive
Pour sa part, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, a indiqué que le processus démarrera par un bilan du Pnia 2 avant des consultations élargies au jeunes, aux femmes, aux Opa, au partenaires techniques et financiers sans oublier les milieux financiers. Suivront les étapes de la budgétisation, de la validation et de l’adoption par la signature accompagnée d’un Business Meeting.
Au dire de Bruno Koné, l’élaboration de la stratégie va se faire dans l’optique du renforcement de la souveraineté et de la sécurité alimentaire, d’une agriculture moderne, du renforcement des mécanismes de financement, de l’accélération de la sécurisation du foncier rural, mais aussi de la durabilité et de la résilience à travers notamment un plan d’économie circulaire. Ce, grâce à deux leviers transversaux que sont la transformation locale et l’amélioration des revenus des producteurs.
Outre le maroquin dont il a la charge, le ministre s’est exprimé au nom de ses collègues Sidi Tiémoko Touré et Bernard Kimi-Komoé – présents - respectivement chargés des Ressources animales et Halieutiques pour le premier et des Productions vivrières pour le second. Sont concernés le ministre des Eaux et Forêts, mais également celui de l’Environnement et de la Transition écologique, représentés.