Aissata Camara présidente de l’ONG Mafondation
Journée mondiale contre la faim : "MaFondation" dénonce le scandale du gaspillage alimentaire en Afrique et lance un pacte continental
À l'occasion de la Journée mondiale contre la faim, célébrée le 15 juin, MaFondation a lancé un vibrant appel à une mobilisation générale contre le gaspillage alimentaire en Afrique.
Dans un communiqué publié à Abidjan, l'organisation dénonce un paradoxe qu'elle juge « inacceptable » : alors que des millions d'Africains souffrent encore de la faim, le continent perd chaque année plus de 70 millions de tonnes de denrées alimentaires.
Sous le slogan évocateur « Nous jetons ce que d'autres attendent pour survivre », MaFondation attire l'attention sur l'ampleur des pertes alimentaires post-récolte, qui représentent entre 30 et 40 % de la production agricole africaine. En Afrique subsaharienne, ce taux dépasse même 50 % pour les fruits et légumes. Selon l'organisation, ces pertes s'expliquent principalement par le manque d'infrastructures de stockage, l'insuffisance des réseaux de transport et la faiblesse des chaînes de froid.
À six ans de l'échéance fixée par les Nations unies pour atteindre l'Objectif de développement durable n°2, « Zéro faim » d'ici 2030, MaFondation estime que les progrès restent insuffisants et appelle à passer des constats aux actions concrètes.
Pour ses responsables, la lutte contre la faim ne passe pas uniquement par une augmentation de la production agricole, mais surtout par une meilleure conservation, une meilleure distribution et une meilleure valorisation des aliments déjà produits.
« La faim en Afrique n'est pas une fatalité. Elle est le reflet de déséquilibres structurels que des politiques volontaristes et des investissements ciblés peuvent corriger », affirme M'ma Camara, cofondatrice de MaFondation, réaffirmant l'engagement de l'organisation à porter ce combat aussi bien sur le terrain que dans les sphères décisionnelles.
Dans cette dynamique, MaFondation formule une série de recommandations destinées aux gouvernements, au secteur privé, aux organisations internationales et à la société civile. Parmi les mesures phares figurent l'investissement dans les infrastructures post-récolte, le renforcement des capacités des agriculteurs, la création d'une Banque Alimentaire Agricole rurale, la mise en place d'un Fonds d'Urgence Alimentaire Communautaire ainsi que le lancement d'un Label « Zéro Perte Alimentaire ».
L'organisation propose également la création du Pacte Africain pour « Zéro Faim, Zéro Gaspillage 2035 », une initiative ambitieuse visant notamment à réduire de moitié les pertes alimentaires d'ici 2035, nourrir 100 millions de personnes grâce aux aliments sauvés, créer un million d'emplois verts dans la valorisation alimentaire et équiper 10 000 communautés rurales en solutions de conservation.
À travers ce plaidoyer, MaFondation entend faire de la lutte contre le gaspillage alimentaire un levier majeur de la souveraineté alimentaire en Afrique. Pour ses fondatrices, M'ma Camara et Aïssata Camara, il est encore possible d'inverser la tendance, à condition que tous les acteurs unissent leurs efforts afin que chaque récolte contribue davantage à nourrir les populations plutôt qu'à alimenter les pertes.
Sous le slogan évocateur « Nous jetons ce que d'autres attendent pour survivre », MaFondation attire l'attention sur l'ampleur des pertes alimentaires post-récolte, qui représentent entre 30 et 40 % de la production agricole africaine. En Afrique subsaharienne, ce taux dépasse même 50 % pour les fruits et légumes. Selon l'organisation, ces pertes s'expliquent principalement par le manque d'infrastructures de stockage, l'insuffisance des réseaux de transport et la faiblesse des chaînes de froid.
À six ans de l'échéance fixée par les Nations unies pour atteindre l'Objectif de développement durable n°2, « Zéro faim » d'ici 2030, MaFondation estime que les progrès restent insuffisants et appelle à passer des constats aux actions concrètes.
Pour ses responsables, la lutte contre la faim ne passe pas uniquement par une augmentation de la production agricole, mais surtout par une meilleure conservation, une meilleure distribution et une meilleure valorisation des aliments déjà produits.
« La faim en Afrique n'est pas une fatalité. Elle est le reflet de déséquilibres structurels que des politiques volontaristes et des investissements ciblés peuvent corriger », affirme M'ma Camara, cofondatrice de MaFondation, réaffirmant l'engagement de l'organisation à porter ce combat aussi bien sur le terrain que dans les sphères décisionnelles.
Dans cette dynamique, MaFondation formule une série de recommandations destinées aux gouvernements, au secteur privé, aux organisations internationales et à la société civile. Parmi les mesures phares figurent l'investissement dans les infrastructures post-récolte, le renforcement des capacités des agriculteurs, la création d'une Banque Alimentaire Agricole rurale, la mise en place d'un Fonds d'Urgence Alimentaire Communautaire ainsi que le lancement d'un Label « Zéro Perte Alimentaire ».
L'organisation propose également la création du Pacte Africain pour « Zéro Faim, Zéro Gaspillage 2035 », une initiative ambitieuse visant notamment à réduire de moitié les pertes alimentaires d'ici 2035, nourrir 100 millions de personnes grâce aux aliments sauvés, créer un million d'emplois verts dans la valorisation alimentaire et équiper 10 000 communautés rurales en solutions de conservation.
À travers ce plaidoyer, MaFondation entend faire de la lutte contre le gaspillage alimentaire un levier majeur de la souveraineté alimentaire en Afrique. Pour ses fondatrices, M'ma Camara et Aïssata Camara, il est encore possible d'inverser la tendance, à condition que tous les acteurs unissent leurs efforts afin que chaque récolte contribue davantage à nourrir les populations plutôt qu'à alimenter les pertes.