Coopération judiciaire : La Cour de cassation et la Cour de justice de l’Uemoa scellent leur alliance

Kuami Gameli Lodonou et Yua Koffi  à l'issue de la signature de la convention. (Dr)
Kuami Gameli Lodonou et Yua Koffi à l'issue de la signature de la convention. (Dr)
Kuami Gameli Lodonou et Yua Koffi à l'issue de la signature de la convention. (Dr)

Coopération judiciaire : La Cour de cassation et la Cour de justice de l’Uemoa scellent leur alliance

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Le 15/06/26 à 17:48
modifié 16/06/26 à 10:26
Une convention de coopération judiciaire a été scellée pour harmoniser les pratiques, renforcer les compétences des magistrats et consolider l’État de droit dans l’espace Uemoa. Elle ouvre une nouvelle page de la coopération judiciaire régionale entre la Côte d’Ivoire et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa).

En effet, le président de la Cour de cassation de Côte d’Ivoire, Yua Koffi, et celui de la Cour de justice de l’Uemoa, Kuami Gameli Lodonou, ont signé, le 15 juin, à Abidjan, une convention de coopération judiciaire visant à renforcer les liens entre les deux institutions.

Organisée dans la salle d’audience de la Cour de cassation, la cérémonie a réuni des magistrats, des greffiers, des responsables administratifs et des délégations judiciaires autour d’un objectif commun : bâtir une justice plus cohérente, plus performante et mieux adaptée aux défis de l’intégration régionale.

« La convention, dont la signature nous réunit ce jour, dépasse le seul acte juridique. Elle traduit une vision partagée, celle d’une coopération fondée sur la solidarité, la réciprocité et l’échange d’expériences », a déclaré Yua Koffi.

Selon lui, la synergie entre les juridictions renforcera l’efficacité des systèmes judiciaires et rapprochera davantage la justice des citoyens de l’espace communautaire.

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Pour Kuami Gameli Lodonou, ce partenariat participe à la construction d’un espace juridique harmonisé en Afrique de l’Ouest. « Un juge national bien formé au droit communautaire et un juge communautaire à l’écoute de la jurisprudence nationale, c’est la garantie d’un espace juridique Uemoa lisible et prévisible », a-t-il affirmé.

La convention s’articule autour de trois axes majeurs : la formation conjointe des magistrats et greffiers, l’échange régulier de jurisprudence et le dialogue permanent entre les juges, à travers les colloques, les visites d’études et les séminaires techniques.

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Présentés par le directeur de la coopération internationale et président de Chambre de la Cour de cassation, N’Guessan N’Dri Mathurin, les termes de l’accord prévoient un comité conjoint de suivi chargé de coordonner les activités, d'évaluer les résultats et de promouvoir la modernisation des juridictions, notamment par la digitalisation des procédures.

Les deux juridictions, à travers cette initiative, entendent faire de la coopération judiciaire un instrument clé du renforcement de l’État de droit et de la sécurité juridique au bénéfice des États et des citoyens de l’espace Uemoa.


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Le 15/06/26 à 17:48
modifié 16/06/26 à 10:26