Les CAP 2026 : Zanzibar accueille le rendez-vous continental du leadership professionnel africain

Les CAP 2026 : Zanzibar accueille le rendez-vous continental du leadership professionnel africain

La cinquième édition des Congrès africains des professionnels (Cap) s'est officiellement ouverte à Zanzibar, en Tanzanie. Organisée par des professionnels africains pour des professionnels africains, cette édition 2026 traduit une vision portée avec constance depuis cinq ans : faire de l'Afrique le moteur de son propre développement grâce à la valorisation de ses compétences, à la structuration de ses réseaux et à la souveraineté de ses choix numériques et communicationnels.

C'est dans la salle de conférence du Golden Tulip Airport que se sont retrouvés, le mercredi 10 juin 2026, des experts, des cadres et des professionnels venus de plusieurs pays africains pour participer à la cinquième édition des Congrès africains des professionnels du marketing et de la communication ainsi que des systèmes d'information.

La cérémonie officielle d'ouverture a réuni des responsables d'institutions zanzibarites, notamment la Commission du tourisme de Zanzibar (Zct), l'Agence de promotion des investissements de Zanzibar (Zipa) et la Zanzibar Information and Communication Technology Infrastructure Agency (Zictia), aux côtés des partenaires institutionnels et du comité d'organisation.

No Image



Un discours fondateur

Le discours du secrétaire exécutif, Christian Nanou, a marqué la cérémonie par sa portée symbolique et stratégique. Dès ses premières phrases, il a convoqué une image forte : celle d'une flamme qui se transmet de génération en génération sans jamais s'éteindre. Une métaphore destinée à illustrer la responsabilité des professionnels africains présents, héritiers d'un continent riche de ses talents, mais trop souvent habitué à chercher ailleurs ce qu'il produit déjà en son sein.

« Pourquoi l'Afrique continuerait-elle à importer des solutions alors qu'elle produit déjà, sur son propre sol, des intelligences capables de transformer ses réalités ? » C'est de cette interrogation qu'est née la plateforme des Cap, dont la vocation est de permettre à l'Afrique, selon son fondateur, de se parler à elle-même, de réfléchir par elle-même et d'apprendre d'elle-même.

No Image



Un modèle original : le codéveloppement professionnel

L'un des éléments distinctifs des Cap réside dans leur approche pédagogique. Contrairement aux conférences classiques, où les présentations se succèdent, les Cap pratiquent le codéveloppement professionnel, une méthode fondée sur l'intelligence collective et l'échange entre pairs.

Les congressistes analysent ensemble des problématiques professionnelles réelles, souvent sous forme de mises en situation, et élaborent des solutions directement applicables dans leurs organisations.

Christian Nanou a décrit cette approche en termes concrets : « C'est un directeur à Abidjan qui éclaire un responsable à Kigali. C'est une innovation à Dakar qui inspire une transformation à Lomé. C'est une solution née du terrain qui devient immédiatement applicable ailleurs sur le continent. » Ce modèle traduit une conviction essentielle des organisateurs : le savoir n'est pas vertical, il est circulaire.

Des résultats qui parlent d'eux-mêmes

En cinq ans, les Cap affichent un bilan institutionnel solide : 17 congrès organisés dans plusieurs villes et destinations internationales, notamment Kigali, l'île Maurice, Dubaï et Johannesburg ; plus de 40 thèmes traités ; plus de 15 experts africains de haut niveau mobilisés ; et plus de 250 congressistes formés.

Ces chiffres illustrent la montée en puissance d'une plateforme qui s'est imposée, selon ses fondateurs, comme une référence des congrès professionnels de haut niveau sur le continent.

No Image



Le secrétaire exécutif a également tenu à saluer les experts qui animent les travaux de cette édition : Dr Hyacinthe Koffi, Mme Gertrude Douyouré Koné, M. Jean-Luc Gnakouri et Mme Annie Mutamba. Des professionnels dont l'engagement constitue, selon lui, le cœur vivant de la démarche des Cap.

La Côte d'Ivoire, pilier institutionnel des CAP

La Côte d'Ivoire joue un rôle central dans l'architecture des Cap. Deux institutions ivoiriennes sont partenaires officielles de cette édition 2026 : le Club Dsi de Côte d'Ivoire, représenté par son président, M. Jean-Claude Sigui, et le Réseau ivoirien des communicants (Ricom), représenté par son président, M. Dominique Kalif. Leur implication témoigne de l'ancrage ivoirien d'une initiative qui rayonne bien au-delà des frontières nationales.

Cette présence institutionnelle s'inscrit dans une dynamique plus large de structuration des écosystèmes professionnels en Afrique de l'Ouest et sur l'ensemble du continent. Les Cap constituent, à ce titre, un levier de renforcement des compétences nationales à travers les échanges régionaux et continentaux.

Gouvernance et souveraineté : un agenda pour l'Afrique de demain

L'agenda de cette édition 2026 est clair : préparer les professionnels africains aux défis de la gouvernance et de la souveraineté, qu'elle soit communicationnelle, informationnelle ou technologique. Pour les communicants réunis autour du thème « Bridging Insights in Africa, Building New Influence », il s'agit de transformer les insights en influence, puis l'influence en impact.

No Image



Pour les professionnels des systèmes d'information, le thème « Gouvernance numérique et souveraineté technologique » positionne la maîtrise des données comme un enjeu stratégique majeur pour les États et les organisations africaines.

Le secrétaire exécutif l'a exprimé à travers une formule forte : la souveraineté ne se décrète plus, elle se construit. Les professionnels présents à Zanzibar sont ainsi invités à en devenir les premiers architectes conscients.

La cérémonie d'ouverture a été suivie d'un panel inaugural, de prises de vue officielles et d'un déjeuner de réseautage. Les travaux se poursuivront dans les prochains jours à travers des ateliers de codéveloppement, des visites touristiques, un dîner culturel et des espaces dédiés à la création de solutions professionnelles concrètes.

Une correspondance particulière