Réforme de la Cei : Le Rpp dévoile onze résolutions pour refonder le système électoral
Selon le Rpp, les insuffisances observées dans le fonctionnement de l’ancienne Cei( notamment les critiques liées à son indépendance, à sa composition et à son équilibre institutionnel ) rendent indispensable une réforme profonde. Le parti propose ainsi une architecture institutionnelle reposant sur onze membres issus de différentes composantes de la société ivoirienne. Cette configuration ferait la part belle aux personnalités indépendantes, avec quatre sièges réservés aux juristes et universitaires. Deux représentants seraient issus de la société civile spécialisée, deux autres des secteurs public et privé, tandis que les confessions religieuses disposeraient de deux sièges. La Chambre des rois et chefs traditionnels bénéficierait, quant à elle, d’un représentant.
Le Rpp insiste également sur les garanties d’indépendance du futur organe. Le parti recommande un mode de désignation transparent, des incompatibilités strictes avec toute activité politique partisane, une autonomie administrative et financière renforcée ainsi qu’une protection juridique des membres dans l’exercice de leurs fonctions. Des mécanismes permanents d’audit et de contrôle sont également proposés pour assurer davantage de transparence.
Par ailleurs, les futurs membres devraient répondre à des critères rigoureux d’intégrité. Le parti préconise notamment l’exclusion de toute personne ayant exercé un mandat électif ou occupé des fonctions dirigeantes au sein d’un parti politique au cours des cinq années précédant sa nomination. Une déclaration de patrimoine ainsi qu’un contrôle de l’origine des biens avant, pendant et après mandat figurent également parmi les recommandations. Au-delà de la réforme institutionnelle, le RPP plaide pour l’ouverture d’un dialogue politique national inclusif associant gouvernement, partis politiques, société civile et confessions religieuses afin de parvenir à un consensus durable sur les réformes électorales. En filigrane, le parti réaffirme sa conviction : des élections crédibles demeurent la condition essentielle de la paix, de la stabilité institutionnelle et de la consolidation démocratique en Côte d’Ivoire.