Mes vérités : Vivre sainement
Les déchets refont surface dans plusieurs quartiers d’Abidjan. Tas d’ordures à certains carrefours, caniveaux encombrés, détritus abandonnés sur la voie publique. Les signes sont visibles et préoccupants.
Face à cette situation, le gouvernement a décidé, mercredi en Conseil des ministres, de renforcer les mesures destinées à redonner à la capitale économique un cadre de vie plus propre et plus agréable. Un dysfonctionnement a été constaté dans la chaîne de collecte. Les autorités ont réagi avec célérité afin d’y apporter les corrections nécessaires.
Cette réaction était attendue. Une grande métropole ne peut durablement prospérer dans un environnement dégradé. La propreté n’est pas une question d’esthétique ou d’image. Elle touche directement à la santé publique, à la qualité de vie des populations, à l’attractivité économique et à la réputation du pays. Une ville propre rassure, attire et valorise.
La question de l’insalubrité mérite donc d’être prise au sérieux. Mais il serait trop facile de faire porter l’intégralité de la responsabilité à l’État. Dans cette même rubrique, nous appelions récemment à un sursaut civique.
Cet appel demeure plus que jamais d’actualité. Car la lutte contre l’insalubrité commence avant tout par les comportements individuels. Aucun système de collecte, aussi performant soit-il, ne peut être efficace si certains citoyens continuent de jeter leurs déchets dans les rues, les caniveaux, sur les terrains vagues ou dans les espaces verts.
Pourquoi certains de nos concitoyens persistent-ils à transformer leur environnement immédiat en dépotoir ? Pourquoi voit-on encore des sacs d’ordures déposés à même le sol alors que des points de collecte existent ? Pourquoi des personnes, soucieuses de la propreté de leur domicile, n’hésitent-elles pas à salir les espaces publics qu’elles partagent avec les autres ?
Ces comportements traduisent un déficit de civisme qu’il convient de combattre. C’est une question de changement de mentalités. Une nation progresse lorsque ses citoyens comprennent que le bien public leur appartient autant que leurs biens privés. La rue, le trottoir, le marché, le caniveau ou le jardin public ne sont pas des espaces sans propriétaire. Ils appartiennent à la collectivité et méritent le respect de tous.
Vivre sainement n’est pas un luxe réservé à quelques privilégiés. C’est une exigence pour chaque citoyen. Cela passe par des gestes simples. Utiliser les points de collecte prévus à cet effet, respecter les horaires de ramassage, éviter les dépôts sauvages, participer aux opérations de salubrité et sensibiliser son entourage. Ces réflexes, lorsqu’ils deviennent une habitude collective, transforment durablement le visage d’une ville.
Cependant, vivre sainement ne concerne pas uniquement notre environnement physique. La salubrité doit également s’exprimer dans notre comportement social, dans notre manière de débattre, de dialoguer et de faire vivre la démocratie. Une société saine est aussi celle où les divergences s’expriment dans le respect des personnes et des institutions.
À cet égard, le débat politique ivoirien gagnerait parfois à prendre davantage de hauteur. L’opposition a un rôle essentiel dans toute démocratie. Elle contrôle, critique, propose des alternatives et contribue à l’enrichissement du débat public. Mais la critique n’exige ni outrance ni invective.
L’opposition ne se mesure pas à la violence des propos. Elle se juge à la pertinence des arguments, à la force des idées et à la crédibilité des propositions. Les conférences de presse, les déclarations publiques et les tribunes politiques devraient être des espaces de réflexion et de confrontation d’idées, non des arènes où l’injure tient lieu de programme.
Les citoyens attendent des responsables politiques qu’ils élèvent le débat, qu’ils éclairent les enjeux et qu’ils contribuent à la recherche de solutions aux préoccupations des populations. La Côte d’Ivoire a accompli des progrès remarquables au cours des dernières années.
Ces acquis doivent être consolidés par une culture de responsabilité à tous les niveaux. Responsabilité des pouvoirs publics dans la gestion des services collectifs. Responsabilité des citoyens dans la préservation de leur cadre de vie. Responsabilité des acteurs politiques dans la qualité du débat démocratique.
En définitive, vivre sainement est une démarche globale. Cela signifie maintenir nos villes propres, préserver notre environnement, respecter les règles de la vie en communauté et promouvoir un débat public apaisé. La propreté des rues et la qualité des comportements procèdent d’une même exigence, le respect de l’autre et du bien commun.
L’État doit continuer d’agir, et il agit. Mais la Côte d’Ivoire que nous voulons construire dépend aussi de chacun de nous. Une cité propre commence toujours par un citoyen responsable.
Une démocratie apaisée commence, elle aussi, par des acteurs responsables. C’est à ce prix que nous bâtirons durablement une nation moderne, respectueuse et fière d’elle-même.
Pax et bonum ! Paix et bien !
Cette réaction était attendue. Une grande métropole ne peut durablement prospérer dans un environnement dégradé. La propreté n’est pas une question d’esthétique ou d’image. Elle touche directement à la santé publique, à la qualité de vie des populations, à l’attractivité économique et à la réputation du pays. Une ville propre rassure, attire et valorise.
La question de l’insalubrité mérite donc d’être prise au sérieux. Mais il serait trop facile de faire porter l’intégralité de la responsabilité à l’État. Dans cette même rubrique, nous appelions récemment à un sursaut civique.
Cet appel demeure plus que jamais d’actualité. Car la lutte contre l’insalubrité commence avant tout par les comportements individuels. Aucun système de collecte, aussi performant soit-il, ne peut être efficace si certains citoyens continuent de jeter leurs déchets dans les rues, les caniveaux, sur les terrains vagues ou dans les espaces verts.
Pourquoi certains de nos concitoyens persistent-ils à transformer leur environnement immédiat en dépotoir ? Pourquoi voit-on encore des sacs d’ordures déposés à même le sol alors que des points de collecte existent ? Pourquoi des personnes, soucieuses de la propreté de leur domicile, n’hésitent-elles pas à salir les espaces publics qu’elles partagent avec les autres ?
Ces comportements traduisent un déficit de civisme qu’il convient de combattre. C’est une question de changement de mentalités. Une nation progresse lorsque ses citoyens comprennent que le bien public leur appartient autant que leurs biens privés. La rue, le trottoir, le marché, le caniveau ou le jardin public ne sont pas des espaces sans propriétaire. Ils appartiennent à la collectivité et méritent le respect de tous.
Vivre sainement n’est pas un luxe réservé à quelques privilégiés. C’est une exigence pour chaque citoyen. Cela passe par des gestes simples. Utiliser les points de collecte prévus à cet effet, respecter les horaires de ramassage, éviter les dépôts sauvages, participer aux opérations de salubrité et sensibiliser son entourage. Ces réflexes, lorsqu’ils deviennent une habitude collective, transforment durablement le visage d’une ville.
Cependant, vivre sainement ne concerne pas uniquement notre environnement physique. La salubrité doit également s’exprimer dans notre comportement social, dans notre manière de débattre, de dialoguer et de faire vivre la démocratie. Une société saine est aussi celle où les divergences s’expriment dans le respect des personnes et des institutions.
À cet égard, le débat politique ivoirien gagnerait parfois à prendre davantage de hauteur. L’opposition a un rôle essentiel dans toute démocratie. Elle contrôle, critique, propose des alternatives et contribue à l’enrichissement du débat public. Mais la critique n’exige ni outrance ni invective.
L’opposition ne se mesure pas à la violence des propos. Elle se juge à la pertinence des arguments, à la force des idées et à la crédibilité des propositions. Les conférences de presse, les déclarations publiques et les tribunes politiques devraient être des espaces de réflexion et de confrontation d’idées, non des arènes où l’injure tient lieu de programme.
Les citoyens attendent des responsables politiques qu’ils élèvent le débat, qu’ils éclairent les enjeux et qu’ils contribuent à la recherche de solutions aux préoccupations des populations. La Côte d’Ivoire a accompli des progrès remarquables au cours des dernières années.
Ces acquis doivent être consolidés par une culture de responsabilité à tous les niveaux. Responsabilité des pouvoirs publics dans la gestion des services collectifs. Responsabilité des citoyens dans la préservation de leur cadre de vie. Responsabilité des acteurs politiques dans la qualité du débat démocratique.
En définitive, vivre sainement est une démarche globale. Cela signifie maintenir nos villes propres, préserver notre environnement, respecter les règles de la vie en communauté et promouvoir un débat public apaisé. La propreté des rues et la qualité des comportements procèdent d’une même exigence, le respect de l’autre et du bien commun.
L’État doit continuer d’agir, et il agit. Mais la Côte d’Ivoire que nous voulons construire dépend aussi de chacun de nous. Une cité propre commence toujours par un citoyen responsable.
Une démocratie apaisée commence, elle aussi, par des acteurs responsables. C’est à ce prix que nous bâtirons durablement une nation moderne, respectueuse et fière d’elle-même.
Pax et bonum ! Paix et bien !