Ferkessédougou et Doropo : Le PNUD accélère la digitalisation des mécanismes d’alerte précoce et de réponse

Photo de famille des participants à l’atelier organisé par le PNUD et ses partenaires à Ferkessédougou/Doropo.
Photo de famille des participants à l’atelier organisé par le PNUD et ses partenaires à Ferkessédougou/Doropo.
Photo de famille des participants à l’atelier organisé par le PNUD et ses partenaires à Ferkessédougou/Doropo.

Ferkessédougou et Doropo : Le PNUD accélère la digitalisation des mécanismes d’alerte précoce et de réponse

Le 05/06/26 à 15:59
modifié 05/06/26 à 16:15
Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), en collaboration avec le ministère de la Cohésion sociale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté, a organisé, du 1er au 2 juin 2026 à Ferkessédougou puis du 4 au 5 juin 2026 à Doropo, un atelier de coordination et d’appui à la digitalisation des plateformes d’alerte précoce et de réponse.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Prévenir et répondre à l’extrémisme violent dans le corridor atlantique ».

Elle a réuni le corps préfectoral, les représentants du Médiateur de la République ainsi que l’ensemble des acteurs impliqués dans les mécanismes d’alerte précoce et de réponse dans les régions du Tchologo et du Bounkani.

Selon le représentant du PNUD, Dr Camara Allassane, l’objectif principal de ces rencontres était de redynamiser les plateformes existantes tout en jetant les bases d’un processus participatif de digitalisation adapté aux réalités du terrain.

Il a relevé plusieurs insuffisances dans la coordination entre les différents acteurs des mécanismes mis en place ces dernières années, d’où la nécessité de renforcer leur efficacité à travers des outils numériques modernes.

« Notre activité s’est articulée autour de l’évaluation de la mise en œuvre des différentes plateformes et mécanismes d’alerte précoce et de réponse. Nous avons ensuite sollicité la contribution de l’ensemble des acteurs afin de réfléchir à la mise en place d’une plateforme digitale performante et adaptée aux besoins des communautés », a-t-il expliqué.

Pour sa part, Bilé Eugène, représentant de la Direction générale de l’Observatoire de la solidarité et de la cohésion sociale (OSCS), a insisté sur l’importance d’une implication effective de toutes les parties prenantes dans la prévention des conflits et la consolidation de la cohésion sociale.

Il a exhorté les participants à s’engager pleinement dans la conception d’un outil numérique capable de répondre efficacement aux défis sécuritaires auxquels les localités concernées sont confrontées.

Les travaux ont permis de dresser le bilan des actions menées en 2025, d’identifier les acquis et les limites des dispositifs existants, mais également de mettre en lumière les principaux défis opérationnels rencontrés sur le terrain.

Les participants ont par ailleurs exprimé leurs attentes en matière de solutions numériques et formulé des recommandations pour la conception de la future plateforme digitale d’alerte précoce et de réponse.

Mis en œuvre par le PNUD avec l’appui financier des gouvernements du Danemark et de la Norvège, le projet « Prévenir et répondre à l’extrémisme violent dans le corridor atlantique » vise à renforcer les capacités locales de prévention, d’alerte et de réponse face aux risques de conflits et d’extrémisme violent dans les régions du Tchologo et du Bounkani.



Le 05/06/26 à 15:59
modifié 05/06/26 à 16:15