Fespaco 2027 : Le festival placé sous le signe des « Cinémas d’Afrique et développement endogène »

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Fespaco 2027 : Le festival placé sous le signe des « Cinémas d’Afrique et développement endogène »

Le 21/05/26 à 19:51
modifié 21/05/26 à 19:58
Le compte à rebours est lancé pour la 30ᵉ édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou depuis ce jeudi 21 mai 2026.

Les organisateurs de la grand-messe du cinéma africain ont officiellement dévoilé le thème de cette édition anniversaire prévue du 20 au 27 mars 2027 à Ouagadougou : « Cinémas d’Afrique et développement endogène ».

À travers ce thème, le Burkina Faso entend repositionner le cinéma africain comme un puissant levier de développement culturel, économique et identitaire du continent.

Il s’agira notamment de réfléchir au rôle des productions cinématographiques africaines dans la valorisation des cultures locales, la promotion des langues africaines, la création d’emplois et le renforcement de la souveraineté culturelle.

Créé en 1969, le Fespaco demeure aujourd’hui le plus grand rendez-vous du 7ᵉ art africain. Tous les deux ans, Ouagadougou devient la capitale du cinéma africain, accueillant réalisateurs, producteurs, acteurs, critiques et passionnés venus des quatre coins du continent et de la diaspora.

Cette 30ᵉ édition s’annonce particulièrement symbolique après le succès du Fespaco 2025 marqué par le sacre historique du réalisateur burkinabè Dani Kouyaté.

Son film Katanga, la danse des scorpions avait remporté l’Étalon d’or de Yennenga, la plus prestigieuse distinction du festival, permettant au Burkina Faso de renouer avec ce trophée 28 ans après le dernier sacre burkinabè.

Lors de cette 29ᵉ édition, l’Étalon d’argent avait été attribué au film The Village Next to Paradise du réalisateur somalien Mo Harawe, tandis que l’Étalon de bronze était revenu à la Zambienne Rungano Nyoni pour son œuvre On Becoming a Guinea Fowl.

Le Fespaco 2027 devrait ainsi poursuivre cette dynamique de valorisation des récits africains et offrir une nouvelle vitrine aux talents du continent.

Dans un contexte où les industries culturelles africaines cherchent à renforcer leur autonomie et leur compétitivité, le thème du développement endogène apparaît comme un appel à produire, raconter et diffuser l’Afrique à partir de ses propres réalités et imaginaires.



Le 21/05/26 à 19:51
modifié 21/05/26 à 19:58