Me Mountaga C. Tall
Mali : La psychose après l’attaque du 25 avril… ?
Dans une déclaration rendue publique le mardi 5 mai 2026, le Bâtonnier de l’Ordre des avocats du Mali, Me Souleymane Soumountera, a dénoncé « avec la plus grande fermeté » l’enlèvement de Me Mountaga C. Tall. Cette information, publiée par Maliweb sur son site Internet, est relayée par d’autres médias, dont Rfi.
Plus d’une semaine plus tard – le 13 mai 2026 –, la radio française publie un article intitulé : « Mali : la famille de Mountaga Tall annonce des poursuites judiciaires », dans lequel on peut lire : « La famille de Mountaga Tall, “inquiète” pour sa “santé physique et psychologique”, demande à “toutes les autorités” de permettre d’identifier “les auteurs de l’enlèvement” et de la “séquestration” de l’ancien ministre, et indique avoir constitué une équipe d’avocats afin de les poursuivre en justice pour ces “infractions”. Une autre procédure sera également initiée contre “les auteurs de diffamations et d’atteintes volontaires à l’honneur” de Mountaga Tall ».
Le célèbre avocat et homme politique malien n’est pas la première personnalité visée depuis l’attaque simultanée menée, sur la quasi-totalité du territoire, par des groupes armés opposés à la junte. Mais le septuagénaire demeure une figure très respectée de la sphère politique locale et ouest-africaine, notamment pour sa participation quasi ininterrompue à l’animation de la vie politique du Mali.
Les membres de son entourage insistent sur cet aspect de la vie de l’homme politique. L’avocat et activiste Mamadou Ismaila Konaté (@vieuxmko) l’affirme sur sa page X (Twitter) : « Cela fait désormais plus de dix jours que personne — ni avocat, ni médecin, ni autorité ordinale — n’a vu Maître Mountaga Tall ni obtenu la moindre nouvelle de lui. S’agissant d’un avocat et, de surcroît, de Maître Mountaga Tall, une telle situation n’est ni normale, ni acceptable, ni même tolérable. Enlevé à son domicile, puis emmené vers un lieu inconnu par des individus non identifiés, il demeure depuis introuvable. Pour lui-même, pour sa famille, pour ses confrères et pour tous les défenseurs de l’État de droit, cette situation ne saurait se prolonger davantage. Mobilisons-nous ».
Pourtant, l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique avait exprimé son soutien à la junte après les attaques. Sur sa page X (Twitter), Mountaga Tall (@mountagatall) écrit : « Le décès tragique du général de corps d’armée, ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens combattants, Sadio Camara, et de très nombreux autres Maliens est une perte immense pour le Mali. En cette douloureuse circonstance, je présente mes condoléances profondément attristées aux familles des victimes militaires et civiles ainsi qu’à la nation malienne tout entière. J’adresse également mes vœux de prompt rétablissement aux blessés. Puisse Allah SWT leur faire miséricorde et ramener la paix et l’entente dans notre pays ».
Peu avant le 18 avril 2026, Me Mountaga Tall avait publié un dernier message sur la situation des militaires radiés et détenus, notamment sur la possibilité pour eux de recevoir des visites. Ce dossier est l’un de ceux qui opposent l’avocat au pouvoir malien, sur fond de lutte pour le respect des droits de l’homme par le régime militaire.
Les opposants à la junte pensent que le pouvoir malien perd pied depuis cette attaque d’envergure menée par les rebelles.
Dans ce contexte, des internautes apportent leur soutien à Me Mountaga Tall et s’inquiètent de la situation. Alfoullani (@AAlfoullani) exprime ses craintes quant aux rumeurs faisant état d’une atteinte à la vie de l’avocat.
Il écrit : « Depuis hier soir, ça circule dans des groupes WhatsApp : le décès de Me Tall. Prions pour que ce soit une fausse rumeur. Me Tall semble avoir été enlevé parce qu’il est l’avocat des officiers radiés et des partis politiques dissous. Le pouvoir tombe dans une paranoïa qui facilite la catastrophe ».
En revanche, d’autres y voient une action salutaire. Sherrif (@MiliTant324432) poste : « C'est un putschiste qui porte la robe d'avocat. Aucun respect ou sympathie pour lui, où qu'il se trouve ».
D’aucuns pensent que la situation ne va pas se stabiliser de sitôt en ce qui concerne les questions de droits humains. En effet, les groupes armés, notamment les djihadistes, ont entrepris d’asphyxier la capitale Bamako en instaurant un blocus autour de la ville.
Ce siège suscite déjà de nombreuses réactions, notamment sur les réseaux sociaux où circulent plusieurs vidéos de camions de marchandises à l’arrêt et de véhicules de transport en commun incendiés.
Le célèbre avocat et homme politique malien n’est pas la première personnalité visée depuis l’attaque simultanée menée, sur la quasi-totalité du territoire, par des groupes armés opposés à la junte. Mais le septuagénaire demeure une figure très respectée de la sphère politique locale et ouest-africaine, notamment pour sa participation quasi ininterrompue à l’animation de la vie politique du Mali.
Les membres de son entourage insistent sur cet aspect de la vie de l’homme politique. L’avocat et activiste Mamadou Ismaila Konaté (@vieuxmko) l’affirme sur sa page X (Twitter) : « Cela fait désormais plus de dix jours que personne — ni avocat, ni médecin, ni autorité ordinale — n’a vu Maître Mountaga Tall ni obtenu la moindre nouvelle de lui. S’agissant d’un avocat et, de surcroît, de Maître Mountaga Tall, une telle situation n’est ni normale, ni acceptable, ni même tolérable. Enlevé à son domicile, puis emmené vers un lieu inconnu par des individus non identifiés, il demeure depuis introuvable. Pour lui-même, pour sa famille, pour ses confrères et pour tous les défenseurs de l’État de droit, cette situation ne saurait se prolonger davantage. Mobilisons-nous ».
Pourtant, l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique avait exprimé son soutien à la junte après les attaques. Sur sa page X (Twitter), Mountaga Tall (@mountagatall) écrit : « Le décès tragique du général de corps d’armée, ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens combattants, Sadio Camara, et de très nombreux autres Maliens est une perte immense pour le Mali. En cette douloureuse circonstance, je présente mes condoléances profondément attristées aux familles des victimes militaires et civiles ainsi qu’à la nation malienne tout entière. J’adresse également mes vœux de prompt rétablissement aux blessés. Puisse Allah SWT leur faire miséricorde et ramener la paix et l’entente dans notre pays ».
Peu avant le 18 avril 2026, Me Mountaga Tall avait publié un dernier message sur la situation des militaires radiés et détenus, notamment sur la possibilité pour eux de recevoir des visites. Ce dossier est l’un de ceux qui opposent l’avocat au pouvoir malien, sur fond de lutte pour le respect des droits de l’homme par le régime militaire.
Les opposants à la junte pensent que le pouvoir malien perd pied depuis cette attaque d’envergure menée par les rebelles.
Dans ce contexte, des internautes apportent leur soutien à Me Mountaga Tall et s’inquiètent de la situation. Alfoullani (@AAlfoullani) exprime ses craintes quant aux rumeurs faisant état d’une atteinte à la vie de l’avocat.
Il écrit : « Depuis hier soir, ça circule dans des groupes WhatsApp : le décès de Me Tall. Prions pour que ce soit une fausse rumeur. Me Tall semble avoir été enlevé parce qu’il est l’avocat des officiers radiés et des partis politiques dissous. Le pouvoir tombe dans une paranoïa qui facilite la catastrophe ».
En revanche, d’autres y voient une action salutaire. Sherrif (@MiliTant324432) poste : « C'est un putschiste qui porte la robe d'avocat. Aucun respect ou sympathie pour lui, où qu'il se trouve ».
D’aucuns pensent que la situation ne va pas se stabiliser de sitôt en ce qui concerne les questions de droits humains. En effet, les groupes armés, notamment les djihadistes, ont entrepris d’asphyxier la capitale Bamako en instaurant un blocus autour de la ville.
Ce siège suscite déjà de nombreuses réactions, notamment sur les réseaux sociaux où circulent plusieurs vidéos de camions de marchandises à l’arrêt et de véhicules de transport en commun incendiés.