Architecture financière internationale : Alassane Ouattara à l’avant-garde du repositionnement de l’Afrique
Les homologues africains du Dr Alassane Ouattara ne se pressent pas à sa suite uniquement pour discuter de coopération bilatérale. Avant l’adoption, le 9 avril 2026, à Abidjan, de la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement (Nefad) par le Groupe de la Banque africaine de développement (Bad), les États membres et leurs partenaires, le Chef de l’État ivoirien s’était déjà fait le porte-parole d’une meilleure prise en compte du continent dans la répartition des sources de financement.
L’une des interventions du Président Ouattara sur cette question remonte à l’ouverture des Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (Fmi) et du Groupe de la Banque mondiale, le 5 octobre 2023, à Abidjan. Alassane Ouattara avait alors dénoncé la faible dotation de l’Afrique en Droits de tirage spéciaux (Dts).
Le Président ivoirien n’avait pas non plus manqué de dénoncer la mauvaise évaluation des risques liés aux investissements sur le continent par certaines instances financières étrangères. Nairobi constitue donc une occasion pour les Africains de parler d’une même voix et de peser sur les modalités de répartition des financements du développement. En sa qualité d’ancien directeur général adjoint du Fmi, Alassane Ouattara apparaît ainsi comme un atout majeur dans les échanges avec les partenaires étrangers.
Selon la présidence de la République, les différents Chefs d’État reçus en audience ont également évoqué les questions de coopération bilatérale avec leur homologue ivoirien. C’est dire à quel point les performances économiques de la Côte d’Ivoire au cours des quinze dernières années demeurent un exemple à suivre.
La résilience dont le pays a fait preuve face à la pandémie de Covid-19 — avec plus de deux points de croissance — a fini de convaincre de la solidité de la politique économique mise en œuvre.