Construction de la paix : La jeunesse invitée à jouer sa partition
La secrétaire générale rappelle que le monde est traversé par de multiples tensions dans plusieurs pays, notamment au Moyen-Orient. C’est pourquoi elle estime qu’il est impérieux de ne pas reléguer la jeunesse au second plan. Cette frange de la population doit constituer une force stratégique, un levier décisif de transformation sociale.
« C’est pourquoi la Commission nationale de la Francophonie a fait le choix d’aller à sa rencontre, dans les écoles, dans les universités, au plus près de ses réalités », a-t-elle souligné, tout en invitant la jeunesse ivoirienne à choisir le dialogue plutôt que la violence, la tolérance plutôt que le rejet, et la solidarité plutôt que l’indifférence.
Le professeur Simplice Dion, vice-président de l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody (Abidjan), a prononcé la conférence inaugurale sur le thème mentionné plus haut. Il a d’entrée défini la paix en affirmant qu’elle n’est pas un cimetière imposé. Elle n’est pas non plus cosmétique.
« La paix, c’est le respect absolu de la dignité humaine. C’est l’épanouissement perpétuel du cercle de ceux qui comptent. La paix est sœur de la justice et de la bonne gouvernance », a-t-il expliqué, avant d’appeler les élèves, nombreux dans la salle, à ne pas être des acteurs de la paix de l’avenir, mais plutôt des acteurs de la paix dès maintenant.
Selon lui, trois voies permettent de construire la paix : « la parole, la création artistique à travers laquelle l’on peut promouvoir et construire la paix ». Mais pour parvenir à ce sésame, ceux-ci doivent changer leur manière de penser et d’agir.
Fognigué Mamadou Coulibaly, proviseur du lycée classique de Cocody, a félicité les initiateurs de cette conférence pour le choix porté sur son établissement. « Parler de paix aux élèves, c’est préparer un avenir meilleur », a-t-il dit.