Rentrée politique du mouvement Adci : Antoine Assalé Tiémoko fait des propositions
Assalé Tiémoko a dénoncé un climat qu’il juge préoccupant pour la démocratie : « Il est des moments dans la vie d’une nation où l’opinion cesse d’être un droit pour devenir un risque ». L’un des points centraux de son intervention a été le système électoral, en particulier le parrainage citoyen.
Pour le président de l’Adci, ce dispositif, qui a conduit au rejet de sa candidature à l’élection présidentielle, constitue aujourd’hui une entrave à la compétition démocratique. « La démocratie ivoirienne est malade. Le parrainage est devenu une barrière politique plutôt qu’un outil de régulation », a-t-il déploré. Il a plaidé pour une réforme complète, incluant notamment une refonte de la liste électorale.
Sur le plan socio-économique, Assalé Tiémoko a dressé un tableau sombre de la situation nationale, dénonçant la persistance des inégalités et le décalage entre la croissance économique et les conditions de vie des populations. « Aujourd’hui, près de 12 millions de nos compatriotes vivent avec moins de 600 Fcfa par jour », a-t-il révélé. C’est pourquoi il a appelé à une redistribution plus équitable des richesses et à la mise en place de politiques favorisant la justice sociale.
Refusant les clivages classiques, le leader de l’Adci revendique une ligne progressiste et républicaine, centrée sur l’innovation, la science et la transformation structurelle de l’économie. Il entend promouvoir un modèle fondé sur la production de valeur locale et l’investissement dans le capital humain, tout en construisant une « société de confiance » reposant sur la méritocratie et la justice sociale.
Assalé Tiémoko a adressé un message aux jeunes : « Jeunes de Côte d’Ivoire, vous n’avez plus besoin de compassion, mais d’opportunités réelles. Vous portez en vous des rêves immenses, des espoirs trop longtemps étouffés ».
Avec cette posture, Antoine Assalé Tiémoko confirme son rôle d’opposant structuré et déterminé, cherchant à offrir une alternative politique crédible, capable de répondre aux enjeux démocratiques et sociaux de la Côte d’Ivoire.
« Nous investirons massivement dans votre formation, car un pays qui n’investit pas dans sa jeunesse prépare son retard et la transforme, par le désespoir, en candidat à l’exil. Je vous propose une nouvelle Côte d’Ivoire », a-t-il conclu.