Cop31 à Antalya : L’ambassadeur de Türkiye en Côte d’Ivoire souligne les priorités climatiques
L’ambassadeur a détaillé trois piliers essentiels sur lesquels s’articulera l’action internationale : le zéro déchet et l’économie circulaire ; la lutte contre le changement climatique ; et la réduction du gaspillage alimentaire.
Le zéro déchet et l’économie circulaire invitent à repenser le modèle « produire, consommer, jeter » et à valoriser chaque ressource, tout en favorisant l’innovation et la création d’emplois durables.
La lutte contre le changement climatique nécessite la mise en œuvre concrète de solutions telles que la réduction des émissions, l’adaptation et la mobilisation de financements. Enfin, la réduction du gaspillage alimentaire représente à la fois un enjeu moral et un levier majeur pour limiter les émissions de gaz à effet de serre.
« Notre objectif est clair : combler l’écart entre les engagements et leur mise en œuvre, et bâtir un pont de confiance entre les pays développés et les pays en développement », a souligné la diplomate turque. Elle a conclu en insistant sur le rôle stratégique de la Cop31 : « Cette conférence ne doit pas être perçue uniquement comme un lieu de négociation, mais comme une plateforme de solutions concrètes, inclusives et ambitieuses. Transformer les engagements en actions, et les actions en résultats mesurables, tel est notre défi ».
Le ministre Abou Bamba a, quant à lui, rappelé que la participation de la Côte d’Ivoire à ces Cops dépasse la simple diplomatie. Elle vise à attirer des investissements dans l’énergie renouvelable, l’agriculture durable, le transport, le tourisme et la valorisation des crédits carbones. « Si rien n’est fait, notre pays pourrait perdre jusqu’à 13 % de son Pib et voir 1,6 million de personnes basculer dans la pauvreté d’ici à 2050 », a averti le ministre.
Appelant à une mobilisation collective, Abou Bamba a insisté sur l’importance de faire des Cops des leviers d’action et de transformation pour la Côte d’Ivoire. « Quel héritage voulons-nous laisser ? Un monde submergé par les déchets ou un monde guidé par la responsabilité et la solidarité ? Le choix nous appartient, et le moment d’agir, c’est maintenant », a-t-il conclu.