Marché à bétail d’Anyama : 5000 lots attribués pour rapprocher les acteurs de leur lieu de travail

Marché à bétail d’Anyama : 5000 lots attribués pour rapprocher les acteurs de leur lieu de travail

Le 02/04/26 à 14:59
modifié 02/04/26 à 17:37
: Ce projet vise à rapprocher les acteurs de leur lieu de travail en leur offrant des parcelles constructibles.
Le District autonome d’Abidjan, en collaboration avec l’Organisation interprofessionnelle agricole des gros ruminants de Côte d’Ivoire (Oia-Grci), a procédé le 2 avril 2026, au lancement de la distribution des lots du marché à bétail d’Anyama. Cette initiative vise à améliorer durablement les conditions de vie et de travail des acteurs de la filière.

Au cœur du projet : la mise à disposition de 60 hectares dédiés à la construction de logements à proximité immédiate du site d’activité. Plus de 5 000 lots, principalement de 100 m², seront attribués aux souscripteurs, avec la possibilité d’acquérir des superficies plus importantes. « Nous sommes ici pour leur montrer les 60 hectares dégagés par l’État et leur permettre de construire leurs logements à proximité de leur activité », a expliqué le professeur Goram Modeste, directeur du parc à bétail de l’abattoir d’Anyama. Le gouvernement prévoit la création d’un véritable pôle de vie intégrant des infrastructures essentielles : gares de transport, établissements scolaires, marchés, commissariats et espaces communautaires.

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Les travaux de terrassement et d’aménagement devraient démarrer entre juillet et août 2026. L’État se chargera des voiries et réseaux divers, tandis que les bénéficiaires construiront leurs habitations selon des modèles inspirés des logements sociaux, afin de réduire les coûts. À terme, ce site, d’une superficie globale de 236 hectares, dont 60 pour l’habitat, ambitionne de devenir une ville nouvelle dédiée aux professionnels du secteur du bétail.

La cérémonie a été marquée par la remise symbolique des premiers dossiers techniques à une douzaine de bénéficiaires. Une étape saluée par les acteurs, qui voient dans ce projet l’aboutissement d’un rêve longtemps attendu. Au-delà de l’attribution des terrains, les autorités ambitionnent de créer un véritable cadre de vie intégré.

Du côté des bénéficiaires, l’émotion et la satisfaction étaient palpables. « On nous avait parlé de ce projet depuis 1972, mais il n’avait jamais vu le jour. Aujourd’hui, c’est une réalité », s’est réjoui Dao Ibrahim, secretaire général aux relations extérieures de l’Organisation interprofessionnelle agricole des gros ruminants de Côte d’Ivoire.

Même son de cloche chez Issiaka Sawadogo, président d’organisation, qui n’a pas caché son enthousiasme : « Notre rêve est devenu une réalité. Ce site va réduire considérablement nos charges. Ici, les propriétaires d'animaux ne payent ni l’eau ni l’herbe, contrairement à Port-Bouët ».

Les bénéficiaires ont également salué l’implication des autorités, notamment celle du Président de la République, Alassane Ouattara. « Nous lui souhaitons seulement la santé. Ce projet est pour nous, acteurs, qui allons vivre et travailler ici une opportunité », a témoigné un professionnel. Avec la mise en place d’équipements comme des forages et des services de base, le marché à bétail d’Anyama s’impose comme un modèle d’organisation moderne.

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Pour Issiaka Sawadogo, le message est clair : « C’est une chance pour améliorer nos conditions de vie et de travail. Nous disons merci et encourageons tous les acteurs à nous rejoindre ».



Le 02/04/26 à 14:59
modifié 02/04/26 à 17:37