Marché à bétail d’Anyama : 5000 lots attribués pour rapprocher les acteurs de leur lieu de travail
Les travaux de terrassement et d’aménagement devraient démarrer entre juillet et août 2026. L’État se chargera des voiries et réseaux divers, tandis que les bénéficiaires construiront leurs habitations selon des modèles inspirés des logements sociaux, afin de réduire les coûts. À terme, ce site, d’une superficie globale de 236 hectares, dont 60 pour l’habitat, ambitionne de devenir une ville nouvelle dédiée aux professionnels du secteur du bétail.
La cérémonie a été marquée par la remise symbolique des premiers dossiers techniques à une douzaine de bénéficiaires. Une étape saluée par les acteurs, qui voient dans ce projet l’aboutissement d’un rêve longtemps attendu. Au-delà de l’attribution des terrains, les autorités ambitionnent de créer un véritable cadre de vie intégré.
Du côté des bénéficiaires, l’émotion et la satisfaction étaient palpables. « On nous avait parlé de ce projet depuis 1972, mais il n’avait jamais vu le jour. Aujourd’hui, c’est une réalité », s’est réjoui Dao Ibrahim, secretaire général aux relations extérieures de l’Organisation interprofessionnelle agricole des gros ruminants de Côte d’Ivoire.
Même son de cloche chez Issiaka Sawadogo, président d’organisation, qui n’a pas caché son enthousiasme : « Notre rêve est devenu une réalité. Ce site va réduire considérablement nos charges. Ici, les propriétaires d'animaux ne payent ni l’eau ni l’herbe, contrairement à Port-Bouët ».
Les bénéficiaires ont également salué l’implication des autorités, notamment celle du Président de la République, Alassane Ouattara. « Nous lui souhaitons seulement la santé. Ce projet est pour nous, acteurs, qui allons vivre et travailler ici une opportunité », a témoigné un professionnel. Avec la mise en place d’équipements comme des forages et des services de base, le marché à bétail d’Anyama s’impose comme un modèle d’organisation moderne.
Pour Issiaka Sawadogo, le message est clair : « C’est une chance pour améliorer nos conditions de vie et de travail. Nous disons merci et encourageons tous les acteurs à nous rejoindre ».