Dédicace : Avec « Dihamin », Tom D. Genese murmure un hymne à la persévérance
Aux sonorités reggae assumées, l’album se présente comme une œuvre qui « réveille, dérange et questionne ». Pour Tom D. Genese, Dihamin s’adresse d’abord aux jeunes, à ceux qui cherchent un sens, une direction, une force pour bâtir l’avenir. « Dihamin traverse les villages, les rues et même les frontières. Ce n’est pas seulement un mot africain : c’est un concept universel », explique l’artiste. Et d’ajouter : « Dihamin dit : Rien ne sera donné. Tout doit être construit. Personne ne fera Dihamin à ta place. »
Un parcours nourri de rencontres et de diversité
Originaire de Boura, dans l’Est de la Côte d’Ivoire, Tom D. Genese y a effectué une partie de ses études et y a vu naître sa passion pour la musique. Il revendique l’influence de nombreuses figures de la scène nationale, parmi lesquelles Jim Kamson, Hans Fabrizi, Fadal Dey, Kike N’Djaa, Ahmed Faras ou Najim Estéssera. À l’international, il cite notamment The Wailers et Bob Marley, sans oublier la « jeunesse talentueuse » qu’il remercie pour son inspiration. « J’ai eu la chance de côtoyer plusieurs cultures, divers milieux sociaux. Cela m’a permis de toucher du doigt le quotidien de nos parents, de nos familles, de notre pays. Cette diversité a façonné mon écriture », confie-t-il.
Pour l’artiste, la musique est plus qu’une passion : « On ne peut pas présenter un problème sans proposer une solution. Mobiliser la population est essentiel. Ma musique se met au service du bien-être de notre société, aujourd’hui confrontée à de nombreux défis. »
Une discographie en construction
L’artiste entre 2009 et 2010 a produit sa première maquette, imparfaite mais fondatrice. Ensuite en 2013, il lance ses premiers titres, empreints de vérité et de sensibilité. En 2017, il sort un projet plus personnel et introspectif. 2019 fut l’année où il nourrit la volonté d’exprimer des émotions universelles et de toucher l’humanité. Avec Dihamin, Tom D. Genese franchit une nouvelle étape de son parcours artistique, confirmant sa place parmi les voix engagées du reggae ivoirien.
Le parrain artistique de l’artiste, Fadal Dey, dans son intervention, a salué la résilience de son poulain tout en invitant les artistes en général à donner le meilleur d’eux dans leurs productions. A l’endroit des cadres, il a demandé leur soutien pour aider les artistes qui portent la voix des populations.