Cybercriminalité : Des experts en cybersécurité alertent sur l’usage de l’IA pour automatiser les attaques

Les participants ont été surtout outillés sur l’évolution structurelle des cyberattaques. (Ph: Dr)
Les participants ont été surtout outillés sur l’évolution structurelle des cyberattaques. (Ph: Dr)
Les participants ont été surtout outillés sur l’évolution structurelle des cyberattaques. (Ph: Dr)

Cybercriminalité : Des experts en cybersécurité alertent sur l’usage de l’IA pour automatiser les attaques

Le 26/03/26 à 17:40
modifié 27/03/26 à 14:55
L’Intelligence artificielle (Ia) est un outil utilisé quotidiennement par les professionnels, facilitant l’exécution de leurs activités. Force est de reconnaître que, dans le même temps, elle est également exploitée par des cybercriminels pour mettre en œuvre leurs programmes d’attaque.

Dans leur démarche, ces derniers s’appuient sur l’Ia pour créer des e-mails malveillants ou développer des logiciels nuisibles. Lors d’une rencontre d’experts en cybersécurité à Abidjan, dénommée Knext, les analystes ont révélé qu’en 2026, les cybercriminels continueront d’utiliser l’Ia pour automatiser les attaques, sans intervention humaine.

D’où l’alerte de Georgy Kuchein, expert en recherche et développement à Kaspersky. Selon lui, année après année, les cyberattaques deviennent de plus en plus diversifiées. « Vous devez prendre en compte la protection des machines des utilisateurs, des serveurs, des appareils IoT (montres, lunettes, véhicules connectés...) ainsi que des appareils mobiles », recommande-t-il.

Ce rendez-vous consacré aux enjeux de la cybersécurité en Afrique a réuni spécialistes du numérique, décideurs publics et privés, acteurs technologiques et médias, afin de favoriser le dialogue et le partage d’expertises autour des évolutions du paysage cyber. Il a également été l’occasion de présenter les tendances observées sur le continent africain.

« Les logiciels espions ont progressé de 40 % entre 2024 et 2025 sur le continent, tandis que les voleurs d’informations (infostealers) enregistrent une hausse de 32 % sur la même période », a révélé Georgy Kuchein, s’appuyant sur les données de 2025 issues des technologies de détection.

Ces tendances confirment une évolution structurelle des cyberattaques en Afrique. Elles traduisent une transformation des stratégies des cybercriminels, qui privilégient désormais des attaques permettant de collecter des données sensibles et de maintenir un accès sur la durée.


Le 26/03/26 à 17:40
modifié 27/03/26 à 14:55