Journalisme scientifique : 16 auditeurs reçoivent leurs parchemins de fin de formation
D’où l’importance d’aller sur le terrain pour toucher du doigt les réalités que vivent les communautés. Ce fut le cas de ces auditeurs, qui se sont rendus dans la ville de Taabo pour une immersion. Ces expériences, très appréciées, ont permis à ces apprenants de comprendre qu’il y a encore du travail à faire. « Et qu’ils doivent davantage travailler pour être de meilleurs journalistes », a laissé entendre le gérant de l’Asca, qui a, par la suite, salué tous les partenaires ayant contribué à la réalisation de la première édition de la Summer School « Science Journalism Academy ».
Koné Ali Aziz, chef de service des ressources humaines du Centre suisse de recherche scientifique en Côte d’Ivoire, a expliqué que l’apport de sa structure a permis l’immersion des étudiants de l’Asca à Taabo. Se réjouissant de cette collaboration, il a soutenu qu’elle motivera les étudiants à s’intéresser à la recherche scientifique. « Qui parle de journalisme scientifique parle de publication scientifique et de projets portés par les institutions scientifiques en Côte d’Ivoire », a-t-il déclaré.
Dans leur prise de parole, les récipiendaires ont présenté les résultats de trois travaux. Le premier thème était : « À Ahondo, quand la communauté devient un remède dans la lutte contre l’ulcère de Buruli ». Selon eux, les acteurs communautaires jouent un rôle très important dans la prise en charge de cette maladie, de la sensibilisation jusqu’aux soins finaux.
Le deuxième thème, « L’impact environnemental du barrage de Taabo sur la population », a montré que, pour la construction d’un barrage, il faut obligatoirement une étude d’impact environnemental, afin d’éviter des conséquences telles que la bilharziose et l’ulcère de Buruli, des maladies directement liées à la présence du barrage dans la zone.
Enfin, le dernier thème, « Taabo, porte de guérison quand la migration sanitaire redessine les parcours de vie », met en lumière le fait que des patients venus d’ailleurs préfèrent s’installer définitivement à Taabo après leur guérison. La raison : l’accompagnement y est différent. Les malades ne se sentent plus stigmatisés ni rejetés.