Peste porcine africaine : La FAO renforce les capacités du MIRAH pour une riposte accrue
La lutte contre la peste porcine africaine en Côte d’Ivoire franchit une nouvelle étape décisive. Le représentant de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en Côte d’Ivoire, Joseph Nyemah, a procédé, le lundi 23 mars 2026 à Abidjan, à la remise officielle d’un important lot d’équipements au ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré.
Ce matériel comprend des équipements d’investigation et d’intervention d’urgence, des dispositifs de contrôle des mouvements, ainsi que des outils de sensibilisation. Il vise à renforcer la biosécurité et à améliorer l’efficacité des actions de lutte contre cette épizootie aux conséquences économiques et sanitaires préoccupantes.
Selon Joseph Nyemah, ce don s’inscrit dans une approche structurée autour de trois axes stratégiques : l’investigation et la réponse rapide, le contrôle des mouvements, ainsi que la sensibilisation en vue d’un changement durable des comportements. Il a précisé que ces équipements permettront aux agents d’intervenir avec davantage d’efficacité et en toute sécurité, grâce à des outils performants de diagnostic et de désinfection.
Ils contribueront également à mieux encadrer les flux d’animaux et de produits dérivés, afin de limiter la propagation de la maladie. Par ailleurs, des supports pédagogiques adaptés viendront renforcer la biosécurité au sein des exploitations agricoles. À cette occasion, le représentant de la FAO a réaffirmé l’engagement de l’institution onusienne à accompagner durablement le gouvernement ivoirien dans cette lutte.
Pour sa part, le ministre Sidi Tiémoko Touré a salué cette initiative, soulignant qu’elle permettra de renforcer la surveillance épidémiologique, d’intensifier les interventions sur le terrain et de consolider les mécanismes de riposte rapide. Il a qualifié cet appui de levier stratégique majeur pour une lutte plus efficace et durable contre la peste porcine africaine.
Cette action s’inscrit dans le cadre d’un projet de coopération technique de la FAO, visant à réduire l’incidence de la maladie à travers le renforcement des capacités d’investigation, de contrôle et de sensibilisation.
Au-delà de son impact sanitaire, la peste porcine africaine constitue un défi économique majeur, affectant la sécurité alimentaire et les revenus des populations rurales. En Côte d’Ivoire, l’épizootie enregistrée en avril 2024 a entraîné l’abattage de plus de 108 000 porcs, illustrant l’ampleur des enjeux liés à cette maladie.