Les membres de la Jec et des étudiants de Pigier Yopougon posant avec le conférencier, le Dr Bakary Nambahigué Mathieu. (dr)
Les membres de la Jec et des étudiants de Pigier Yopougon posant avec le conférencier, le Dr Bakary Nambahigué Mathieu. (dr)
Stabilité et sécurité en Afrique de l’Ouest : Les étudiants appelés à la responsabilité
Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et des périodes électorales sensibles en Afrique de l’Ouest, la Jec sensibilise les étudiants.
Le bureau diocésain de la Jeunesse étudiante catholique (Jec) de Yopougon a organisé une action universitaire le mercredi 18 mars 2026 à l’université Pigier de Yopougon. Cette action, ponctuée par une conférence, s’est faite en collaboration avec l’organisation humanitaire Save the Children, le Centre de Recherche et d'Action pour la Paix (Cerap), Social Justice et l’Union européenne.
« Défis de la stabilité et de la sécurité en Afrique de l’Ouest : quelle contribution des étudiants ivoiriens », tel est le thème présenté par le Dr Bakary Nambahigué Mathieu, maître de recherche au groupe de recherche Espace, territoire, société et santé (Gretssa), à l’Institut de géographie tropicale de l’Université Félix Houphouët-Boigny (Ufhb) de Cocody.
D’entrée, le Dr Bakary Nambahigué Mathieu a défini la stabilité comme la capacité d’une société à fonctionner durablement sans tensions majeures. Tandis que la sécurité, a-t-il dit, renvoie à la protection des personnes, des biens et des valeurs fondamentales.
Il a indiqué que sans stabilité sociale et politique, il n’y a pas de sécurité durable. Et sans sécurité, aucun développement n’est possible. Une société, selon le conférencier, peut avoir des forces de sécurité « très puissantes », mais rester instable si sa jeunesse est « frustrée, ses étudiants sont perdus, ses citoyens manquent de repères ». Pour lui, la sécurité ne commence pas avec les armes, elle commence avec les consciences.
Le Dr Bakary a aussi parlé de la dépendance, qu’il a définie comme une situation dans laquelle une personne devient incapable de se passer d’une substance ou d’un comportement malgré ses conséquences négatives. Il a fait savoir qu’en milieu universitaire, les formes courantes sont l’alcool, la drogue, la dépendance aux écrans, aux réseaux sociaux, ainsi que les paris et jeux d’argent.
Pour lui, les étudiants tombent dans ces dépendances pour fuir le stress, oublier les difficultés familiales ou calmer une souffrance intérieure. « Une société qui perd sa jeunesse perd son avenir », a-t-il souligné. Il a expliqué que la stabilité commence par la stabilité intérieure des citoyens. Un étudiant équilibré mentalement, pour le maître de recherche, fait des choix responsables, résiste aux influences négatives et développe un esprit critique.
Selon lui, pour contribuer à la stabilité et à la sécurité, l’étudiant doit adopter un mode de vie sain, refuser les dépendances, promouvoir la solidarité et la paix sur les campus, s’engager dans les associations étudiantes et cultiver l’autodiscipline ainsi que le respect des valeurs. « Votre comportement d’aujourd’hui prépare la Côte d’Ivoire de demain. Soyez responsables des actes que vous posez. Évitez d’être dans le suivisme. L’État a besoin de vous », les a-t-il conseillés.
Pour sa part, N’Guessan Kouassi Bérenger, responsable diocésain de Yopougon, a affirmé que face à certains défis en période électorale et postélectorale, ils ont fait le constat que les jeunes sont de plus en plus impliqués dans les mouvements politiques. Il a indiqué que l’objectif de cette rencontre est de faire comprendre à leurs camarades qu’ils ne doivent pas être des marionnettes en période électorale. Car, pour lui, l’influence des hommes politiques ne se limite pas seulement au jour des élections.
DANIELLE SERI (stagiaire)
« Défis de la stabilité et de la sécurité en Afrique de l’Ouest : quelle contribution des étudiants ivoiriens », tel est le thème présenté par le Dr Bakary Nambahigué Mathieu, maître de recherche au groupe de recherche Espace, territoire, société et santé (Gretssa), à l’Institut de géographie tropicale de l’Université Félix Houphouët-Boigny (Ufhb) de Cocody.
D’entrée, le Dr Bakary Nambahigué Mathieu a défini la stabilité comme la capacité d’une société à fonctionner durablement sans tensions majeures. Tandis que la sécurité, a-t-il dit, renvoie à la protection des personnes, des biens et des valeurs fondamentales.
Il a indiqué que sans stabilité sociale et politique, il n’y a pas de sécurité durable. Et sans sécurité, aucun développement n’est possible. Une société, selon le conférencier, peut avoir des forces de sécurité « très puissantes », mais rester instable si sa jeunesse est « frustrée, ses étudiants sont perdus, ses citoyens manquent de repères ». Pour lui, la sécurité ne commence pas avec les armes, elle commence avec les consciences.
Le Dr Bakary a aussi parlé de la dépendance, qu’il a définie comme une situation dans laquelle une personne devient incapable de se passer d’une substance ou d’un comportement malgré ses conséquences négatives. Il a fait savoir qu’en milieu universitaire, les formes courantes sont l’alcool, la drogue, la dépendance aux écrans, aux réseaux sociaux, ainsi que les paris et jeux d’argent.
Pour lui, les étudiants tombent dans ces dépendances pour fuir le stress, oublier les difficultés familiales ou calmer une souffrance intérieure. « Une société qui perd sa jeunesse perd son avenir », a-t-il souligné. Il a expliqué que la stabilité commence par la stabilité intérieure des citoyens. Un étudiant équilibré mentalement, pour le maître de recherche, fait des choix responsables, résiste aux influences négatives et développe un esprit critique.
Selon lui, pour contribuer à la stabilité et à la sécurité, l’étudiant doit adopter un mode de vie sain, refuser les dépendances, promouvoir la solidarité et la paix sur les campus, s’engager dans les associations étudiantes et cultiver l’autodiscipline ainsi que le respect des valeurs. « Votre comportement d’aujourd’hui prépare la Côte d’Ivoire de demain. Soyez responsables des actes que vous posez. Évitez d’être dans le suivisme. L’État a besoin de vous », les a-t-il conseillés.
Pour sa part, N’Guessan Kouassi Bérenger, responsable diocésain de Yopougon, a affirmé que face à certains défis en période électorale et postélectorale, ils ont fait le constat que les jeunes sont de plus en plus impliqués dans les mouvements politiques. Il a indiqué que l’objectif de cette rencontre est de faire comprendre à leurs camarades qu’ils ne doivent pas être des marionnettes en période électorale. Car, pour lui, l’influence des hommes politiques ne se limite pas seulement au jour des élections.
DANIELLE SERI (stagiaire)