Les acteurs de l’industrie musicale ivoirienne outillés sur les mécanismes d’identification des œuvres lors de la session organisée à l’INSAAC.
Les acteurs de l’industrie musicale ivoirienne outillés sur les mécanismes d’identification des œuvres lors de la session organisée à l’INSAAC.
Piraterie numérique : Le Butida arme les producteurs ivoiriens pour protéger leurs œuvres
Face à l’ampleur du piratage et aux pertes financières qu’il engendre dans l’industrie musicale, le Bureau ivoirien des droits d’auteur (BURIDA) a entrepris de renforcer les capacités des producteurs d’œuvres musicales et de clips vidéo. Plus d’une centaine d’acteurs du secteur ont ainsi pris part, le 12 février 2026 à l’INSAAC d’Abidjan-Cocody, à une session de formation consacrée à l’identification et à la traçabilité des œuvres.
Dans sa stratégie de lutte contre le piratage et de protection des créateurs, le Bureau ivoirien des droits d’auteur (BURIDA) a organisé, le jeudi 12 février 2026, une session de formation à l’intention des producteurs d’œuvres musicales et de clips vidéos. La rencontre s’est tenue à l’Institut national supérieur des arts et d’actions culturelles (INSAAC) d’Abidjan-Cocody et a réuni plus de 100 professionnels du secteur musical.
L’objectif de cette initiative est de renforcer les compétences des acteurs de la filière sur les mécanismes d’identification et de traçabilité des œuvres, afin de lutter plus efficacement contre le piratage et les pratiques frauduleuses qui fragilisent l’économie de la musique.
À l’ouverture officielle de la session, le directeur général adjoint du BURIDA, Akpatou Serges, a insisté sur le rôle central de l’ISRC (International Standard Recording Code) dans la gestion moderne des œuvres musicales. Pour illustrer son importance, il l’a comparé à l’acte de naissance d’un enfant, expliquant que toute création musicale doit être identifiée dès sa conception.
« Lorsque vous écrivez une chanson ou composez une musique, le premier réflexe doit être de lui faire attribuer un code ISRC. Ce code, inséré dans le fichier lors du mastering, permet une identification unique et universelle de l’enregistrement », a-t-il expliqué.
Selon lui, l’ISRC constitue aujourd’hui un standard international reconnu dans plus de 160 pays, permettant aux plateformes numériques et aux systèmes de distribution de suivre l’exploitation d’une œuvre et d’en garantir la juste rémunération.
Le responsable du BURIDA a également mis en garde contre certaines pratiques consistant à générer un code ISRC uniquement au moment de la mise en ligne via un distributeur numérique. Une démarche qui peut entraîner des pertes de revenus parfois irrécupérables, en raison de l’écrasement rapide des données dans l’environnement numérique.
Au-delà du code ISRC, les intervenants ont souligné l’importance des métadonnées, ces informations essentielles qui décrivent une œuvre : auteurs, interprètes, producteurs ou encore codes d’identification. Sans ces données fiables, les créations musicales peuvent circuler sur les plateformes numériques sans identification claire, ouvrant la voie aux usurpations et aux publications frauduleuses.
Évoquant les évolutions technologiques, Akpatou Serges a aussi mentionné l’apport de la blockchain et des “smart contracts”, qui offrent de nouvelles perspectives en matière de traçabilité et de sécurisation des exploitations numériques.
Représentant le directeur général de l’INSAAC, le secrétaire général, Dr Kouadio Honoré, a salué cette initiative du BURIDA qui contribue à la professionnalisation du secteur musical ivoirien et à une meilleure protection des artistes.
Cette session de formation marque ainsi une étape importante dans la lutte contre l’hémorragie financière causée par le piratage numérique, tout en renforçant les bases d’une industrie musicale ivoirienne plus structurée et compétitive.
L’objectif de cette initiative est de renforcer les compétences des acteurs de la filière sur les mécanismes d’identification et de traçabilité des œuvres, afin de lutter plus efficacement contre le piratage et les pratiques frauduleuses qui fragilisent l’économie de la musique.
À l’ouverture officielle de la session, le directeur général adjoint du BURIDA, Akpatou Serges, a insisté sur le rôle central de l’ISRC (International Standard Recording Code) dans la gestion moderne des œuvres musicales. Pour illustrer son importance, il l’a comparé à l’acte de naissance d’un enfant, expliquant que toute création musicale doit être identifiée dès sa conception.
« Lorsque vous écrivez une chanson ou composez une musique, le premier réflexe doit être de lui faire attribuer un code ISRC. Ce code, inséré dans le fichier lors du mastering, permet une identification unique et universelle de l’enregistrement », a-t-il expliqué.
Selon lui, l’ISRC constitue aujourd’hui un standard international reconnu dans plus de 160 pays, permettant aux plateformes numériques et aux systèmes de distribution de suivre l’exploitation d’une œuvre et d’en garantir la juste rémunération.
Le responsable du BURIDA a également mis en garde contre certaines pratiques consistant à générer un code ISRC uniquement au moment de la mise en ligne via un distributeur numérique. Une démarche qui peut entraîner des pertes de revenus parfois irrécupérables, en raison de l’écrasement rapide des données dans l’environnement numérique.
Au-delà du code ISRC, les intervenants ont souligné l’importance des métadonnées, ces informations essentielles qui décrivent une œuvre : auteurs, interprètes, producteurs ou encore codes d’identification. Sans ces données fiables, les créations musicales peuvent circuler sur les plateformes numériques sans identification claire, ouvrant la voie aux usurpations et aux publications frauduleuses.
Évoquant les évolutions technologiques, Akpatou Serges a aussi mentionné l’apport de la blockchain et des “smart contracts”, qui offrent de nouvelles perspectives en matière de traçabilité et de sécurisation des exploitations numériques.
Représentant le directeur général de l’INSAAC, le secrétaire général, Dr Kouadio Honoré, a salué cette initiative du BURIDA qui contribue à la professionnalisation du secteur musical ivoirien et à une meilleure protection des artistes.
Cette session de formation marque ainsi une étape importante dans la lutte contre l’hémorragie financière causée par le piratage numérique, tout en renforçant les bases d’une industrie musicale ivoirienne plus structurée et compétitive.