Association des écrivains de Côte d’Ivoire : Touré Ahmed Bouah élevé au rang de membre d’honneur
Poursuivant, il a rappelé que, depuis l’aube des civilisations, ce sont les écrivains qui ont dit le monde, dénoncé les injustices, éveillé les consciences, inspiré les peuples et préparé les grandes révolutions intellectuelles. « Car un peuple sans écrivains est un peuple sans mémoire, et un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir. Voilà pourquoi je tiens à saluer le rôle essentiel que vous jouez, que nous jouons dans la construction de notre société collective », a-t-il ajouté.
Touré Ahmed Bouah a expliqué qu’il rejoint cette prestigieuse communauté parce que, pour lui, l’écriture est devenue une nécessité intérieure. Entrepreneur, bâtisseur de territoires, acteur engagé dans la conception des villes et des projets, il écrit, dit-il, « pour expliquer, pour témoigner, pour adhérer, mais surtout pour transmettre ».
À travers ses ouvrages, il explore des thèmes qui lui sont chers, à savoir la gouvernance financière, l’urbanisation africaine, les défis économiques du continent, la place des intellectuels, la transformation des modes de vie et l’impérieuse nécessité d’organiser les territoires.
Selon lui, l’Afrique traverse aujourd’hui l’une des mutations les plus rapides de son histoire : des villes qui s’étendent à une vitesse vertigineuse, des millions de jeunes arrivant chaque année dans les centres urbains avec leurs rêves, leurs ambitions et l’espoir d’un avenir meilleur.
« Mais une question fondamentale demeure : sommes-nous en train de bâtir l’État africain de demain ou improvisons-nous l’avenir de nos enfants ? Cette interrogation a guidé une grande partie de mes réflexions et de mes écrits. Aucun livre ne détient toutes les réponses, mais il peut, tout au moins, poser les bonnes questions », a-t-il confié.
Avant lui, la présidente de l’Association des écrivains de Côte d’Ivoire, Dr Hélène Lobé, a salué « un homme d’exception », auteur de 51 ouvrages, dont 49 déjà publiés et deux en voie d’achèvement. « Les mots s’envolent, mais les écrits demeurent. Et il en demeure 51. Peu d’hommes accomplissent une telle œuvre. Nous, écrivains de Côte d’Ivoire, ne pouvions rester en marge d’une telle valeur. Nous voulons le porter au plus haut, pour que chacun voit en lui l’homme de lumière qu’il est, doté d’une intelligence féconde, invitant à la réflexion et à la détermination d’inscrire des pas décisifs dans le temps », a-t-elle déclaré.
Elle a conclu en exprimant sa fierté de compter parmi eux un homme de cette trempe, porteur d’honneur, de vision et de haute valeur humaine.