Cohésion et paix/Charles Blé Goudé: "Profitons de cette accalmie pour aborder les questions qui nous ont jusque-là divisés"

Charles Blé Goudé (au centre) a appelé à la paix au cours de cette rupture collective de jeûne. (Photo Bavane)
Charles Blé Goudé (au centre) a appelé à la paix au cours de cette rupture collective de jeûne. (Photo Bavane)
Charles Blé Goudé (au centre) a appelé à la paix au cours de cette rupture collective de jeûne. (Photo Bavane)

Cohésion et paix/Charles Blé Goudé: "Profitons de cette accalmie pour aborder les questions qui nous ont jusque-là divisés"

Le 12/03/26 à 07:57
modifié 12/03/26 à 11:53
Le président du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (Cojep), Charles Blé Goudé, s’est exprimé devant la presse lors d’un iftar réunissant de jeunes musulmans et chrétiens, organisé par son mouvement politique, le mercredi 11 mars, à la Riviera Palmeraie. Il a appelé l’ensemble de la classe politique ivoirienne ainsi que les forces vives de la Nation à profiter de la période d’accalmie actuelle pour engager un dialogue sincère en faveur de la paix.

« Au-delà des actes symboliques, tels que cette rencontre de ce soir, les moments de jeûne ou les fêtes nationales qui servent de cadre à des messages de paix, il est nécessaire, maintenant que le calme est revenu, que nous nous retrouvions afin de poser sur la table les questions qui continuent de nous diviser. C’est lorsque le ciel est dégagé que l’on construit son apatam. Profitons donc de cette accalmie pour aborder lucidement les sujets qui nous ont opposés jusqu’ici », a-t-il déclaré.

Il a souligné que la principale blessure de la Côte d’Ivoire réside dans les élections mal organisées et contestées. Selon lui, une élection présidentielle ne devrait pas se réduire à la conquête d’un fauteuil, mais viser avant tout la consolidation d’un peuple uni, capable de choisir librement ses dirigeants et de voir ce choix respecté.

Les chrétiens et musulmans ont communié dans l'union. (Photo Bavane)
Les chrétiens et musulmans ont communié dans l'union. (Photo Bavane)



Poursuivant son propos, il a indiqué que le repas partagé ne constituait pas simplement un moment de convivialité, mais un symbole fort d’espérance, de cohésion sociale et d’unité nationale. « Le message que je souhaite transmettre est simple : chaque geste, chaque action doit contribuer à rapprocher davantage les Ivoiriens », a insisté le président du Cojep.

Il a également affirmé que la religion ne devait en aucun cas servir de barrière, mais plutôt de pont entre les communautés. « Je remercie les jeunes chrétiens et musulmans qui ont accepté de partager ce repas dans un esprit de fraternité, au-delà de leurs différences religieuses. C’est une démarche salutaire pour notre pays qui, il y a quelques années encore, a connu des pertes en vies humaines. Il nous faut tourner cette page », a-t-il ajouté.

Ismaël Bamba, chargé de communication et des relations extérieures, représentant le président de l’Association des élèves et étudiants musulmans de Côte d’Ivoire (Aeemci), a salué cette initiative qui, selon lui, participe à la paix, à la cohésion et à l’unité nationale.

« Nous saluons cette rencontre qui s’inscrit résolument dans la dynamique de paix. Depuis le retour du président du Cojep, Charles Blé Goudé, nous constatons qu’il ne cesse d’appeler à la paix. En tant que jeunesse estudiantine, nous devons également nous engager dans cette voie, car lorsque la paix règne, nous pouvons intervenir sereinement dans les écoles et les universités. Nous espérons qu’en dehors du mois de Ramadan, d’autres initiatives similaires verront le jour pour poursuivre cette promotion de la paix et de la cohésion sociale », a-t-il affirmé.

Il a dit espérer voir les guides religieux ainsi que les autorités publiques se joindre à cette démarche, rappelant que la paix demeure la condition essentielle du développement du pays.

Pour sa part, Jean Canut Wawa, conseiller de Charles Blé Goudé chargé de la jeunesse et initiateur de la rencontre, a indiqué que cette rupture collective du jeûne avait pour objectif de promouvoir la paix et l’unité. Il a rappelé que la concomitance du début du jeûne musulman et du carême chrétien, le 18 février, constituait un signe fort.

« Ce signal divin nous invite non seulement à glorifier Dieu, mais également à préserver la paix. C’est dans cette quête permanente que nous avons pris attache avec nos frères de l’Aeemci afin de communier d’abord au nom de la religion, puis d’œuvrer ensemble au maintien de la paix dans notre pays », a-t-il conclu.



Le 12/03/26 à 07:57
modifié 12/03/26 à 11:53