Sécurité routière : Le ministre Amadou Koné remet 12 kits radars mobiles à la gendarmerie nationale
En effet, en seulement 45 jours, depuis le 1er janvier 2026, la Côte d’Ivoire a enregistré 519 accidents ayant causé 164 décès et 934 blessés. Face à cette « reprise inquiétante », le ministre Amadou Koné a estimé que l’heure n’était plus à la sensibilisation, mais au renforcement d’une répression intelligente.
Ainsi, en plus des radars fixes, la gendarmerie nationale dispose désormais de douze nouveaux kits de radars mobiles, acquis grâce au Conseil national de sécurité (Cns). Cette dotation porte à seize le nombre total de ces équipements, transformant chaque patrouille en une unité de vidéo-verbalisation mobile capable de traquer l’excès de vitesse et la circulation en sens inverse.
Le ministre des Transports et des Affaires maritimes, Amadou Koné, s’est voulu on ne peut plus clair : « L’anticipation doit primer. Il nous faut intercepter les automobilistes indélicats avant que le pire ne se produise », a-t-il exhorté, soulignant que l’accent sera mis non seulement sur la vitesse, mais aussi sur la validité des contrôles techniques, avec des sanctions prévues contre les centres de visite technique complaisants.
Le directeur général des Transports terrestres et de la Circulation, Oumar Sacko, a présenté les spécificités de ces outils. Selon lui, le radar de haute précision capte instantanément les infractions ; la tablette connectée, dotée d’une carte SIM, transfère les données en temps réel vers le centre de commandement du Système de transport intelligent (Sti) ; la lampe Led multifonction permet les captures nocturnes tout en assurant l’autonomie énergétique du radar. Montés sur des trépieds, ces équipements peuvent être déployés en quelques minutes sur les axes identifiés comme les plus accidentogènes.
Recevant les équipements, le général de corps d’armée Alexandre Apalo Touré, commandant supérieur de la gendarmerie nationale, a affiché sa détermination. À cet effet, il a annoncé la mise en place d’une stratégie spécifique visant à réduire drastiquement le nombre de tués sur les routes, notamment dans les zones urbaines comme Bouaké et Korhogo, où les engins à deux et trois roues paient un lourd tribut.
« Je voudrais vous rassurer que, d’ici quelques mois, vous ne serez pas déçus de l’utilisation que nous ferons de ce matériel », a promis le commandant supérieur de la gendarmerie nationale.
Avec 60 % des victimes issues des populations vulnérables (piétons, usagers de deux et trois roues), cette synergie d’action entre le ministère et la gendarmerie nationale vise à réduire de moitié le nombre de victimes de la route d’ici 2030.
Dès le lundi 2 mars 2026, l’opération nationale sera officiellement lancée. Le message aux usagers est clair : la technologie est désormais au service de la loi afin que la route ne soit plus un lieu de deuil.
Source : Sercom