Média/Non-respect du cahier des charges: La Haca suspend Radio BLM et dément toute autorisation pour une radio arabe

Me René Bourgoin, président de la Haute autorité de la communication audiovisuelle. (Ph: Dr)
Me René Bourgoin, président de la Haute autorité de la communication audiovisuelle. (Ph: Dr)
Me René Bourgoin, président de la Haute autorité de la communication audiovisuelle. (Ph: Dr)

Média/Non-respect du cahier des charges: La Haca suspend Radio BLM et dément toute autorisation pour une radio arabe

Le 18/02/26 à 16:37
modifié 18/02/26 à 16:58
Le 18 février 2026, à travers un communiqué, la Haute autorité de la communication audiovisuelle (Haca) est montée au créneau à la suite d'une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux, affirmant qu’une autorisation aurait été accordée à la communauté libanaise de Côte d’Ivoire pour exploiter une radio dénommée « Radio BLM ».

Saisie le lundi 16 février 2026, l’institution, selon ce communiqué, a aussitôt ouvert des investigations. Les responsables de la Radio-école BLM du Groupe Blm-Isacom (Institut supérieur africain de la communication) ont été convoqués et auditionnés, le mardi 17 février. Ils ont reconnu avoir diffusé, deux jours par semaine, de la musique en langue arabe sur leurs antennes. En revanche, ils ont assuré ne disposer d’aucune déclinaison digitale de leur service radiophonique.

La Haca rappelle que cette radio-école avait déjà fait l’objet d’interpellations et de mises en demeure pour s’être écartée de sa vocation pédagogique et pour l’utilisation de la langue arabe dans certaines émissions. Considérant ces manquements répétés, l’organe de régulation a décidé, à titre conservatoire, de suspendre la Radio-école BLM pour non-respect de son cahier de charges, avec effet immédiat dès la diffusion du communiqué.

Dans sa mise au point, la Haca a également tenu à dissiper toute ambiguïté : « Aucune fréquence n’a été attribuée à une radio privée non commerciale dite de proximité au profit d’une communauté linguistique, qu’elle soit nationale ou étrangère ». Une précision qui vise à couper court aux rumeurs d’une autorisation spéciale accordée à une radio communautaire étrangère.

Cette décision s’inscrit dans la mission de régulation et de préservation du paysage audiovisuel ivoirien confiée à la Haca, garante du respect des textes en vigueur par les opérateurs de média.


Le 18/02/26 à 16:37
modifié 18/02/26 à 16:58