Transport routier / Transformation digitale, gouvernance, vidéoverbalisation…Transport routier / Transformation digitale, gouvernance, vidéoverbalisation…
Dans un contexte où la transformation digitale s’impose comme un levier stratégique de modernisation de l’action publique, Quipux Afrique entend se positionner comme un partenaire fiable de l’État ivoirien.
Lors de cette rencontre tenue dans les locaux de l’entreprise, à Adjamé, le directeur général de Quipux Afrique, Ibrahima Koné, a tenu à clarifier le rôle et le fonctionnement de la structure qu’il dirige depuis plus d’une décennie. D’emblée, il a insisté sur un principe cardinal : « La transparence et la bonne gouvernance sont au cœur de l’action de Quipux Afrique depuis sa création ». Collaborant étroitement avec plusieurs administrations publiques, l’entreprise intègre l’État dans sa gouvernance, notamment à travers sa présence au sein du conseil d’administration. « Nos comptes sont certifiés, audités et publiés dans le rapport annuel de gestion du portefeuille de l’État », a précisé le Dg, invitant les citoyens à consulter les documents officiels, notamment le rapport 2023-2024. Poursuivant, Ibrahima Koné a rappelé que « chaque année, nos performances financières et nos perspectives sont présentées à l’Assemblée nationale, en même temps que le budget national ».
Il a, à cet effet, invité les uns et les autres à consulter la page 136 du rapport 2023-2024 sur la gestion du portefeuille de l’État qui retrace de manière détaillée les résultats et les perspectives de Quipux Afrique. Spécialisée dans le développement de solutions technologiques appliquées au transport routier, Quipux Afrique revendique une mission claire : « Porter la transformation digitale au cœur des administrations africaines, au service des populations ». Une vision en parfaite cohérence avec les réformes structurelles engagées par l’État ivoirien dans les domaines des transports, de la mobilité et de la sécurité routière. L’entreprise évolue dans le cadre du Partenariat public-privé (Ppp), un modèle que le directeur général qualifie de « viable et responsable ». « Le privé mobilise les financements, assume les risques et permet à l’État d’atteindre ses objectifs de service public», a-t-il expliqué. À la différence d’une structure financée directement par le budget national, Quipux Afrique investit sur fonds propres et réinjecte ses ressources dans l’économie.
Les preuves de la bonne gouvernance
Les chiffres avancés traduisent l’impact économique du modèle Quipux Afrique : 17,32 milliards de Fcfa d’impôts, 4,67 milliards de Fcfa de papiers timbrés, 4,66 milliards de Fcfa d’amendes reversées au Trésor public en 2025 et 8,24 milliards de Fcfa de redevances versées au ministère des Transports. « Ce modèle permet à l’État de concentrer ses ressources sur des secteurs prioritaires comme la santé, l’eau ou l’éducation », a souligné le Dg.
Et d’ajouter : « Contrairement à une structure publique financée directement par le budget de l’État, Quipux Afrique assume les risques financiers tout en réinjectant ses ressources dans l’économie nationale ». Ibrahima Koné n’a pas manqué de saluer le soutien politique dont bénéficie l’entreprise. « La Côte d’Ivoire est un pays pionnier en matière de partenariat public-privé », a-t-il rappelé, rendant hommage au Président de la République, Alassane Ouattara, au gouvernement et en particulier au ministre des Transports et des Affaires maritimes, Amadou Koné. Treize ans après sa création, Quipux Afrique se veut « plus forte et plus ambitieuse ».
Les trois piliers majeurs
de Quipux Afrique
Sur le plan opérationnel, l’entreprise s’articule autour de trois piliers. Le Système de gestion intégrée (Sgi), d’abord, qui centralise l’ensemble des activités du transport routier. « Nous disposons aujourd’hui de 41 centres de services, dont plusieurs entièrement digitaux, zéro papier », a indiqué le Dg, annonçant l’ouverture prochaine de nouveaux centres.
Deuxième pilier : la vidéo-verbalisation, une première en Afrique subsaharienne.
« Les résultats sont visibles, notamment la baisse significative des infractions liées au non-port de la ceinture de sécurité », s’est-il félicité.
Le troisième pilier concerne le Cgipark (Fourrière administrative du ministère des Transports), la fourrière administrative intelligente, adossée aux barrages intelligents. Cette division a la charge de la gestion de la technologie de contrôle embarqué avec le barrage intelligent et les unités mobiles. Elle gère également la plateforme intégrée de solutions de gestion du stationnement dénommée fourrière administrative. Elle a des objectifs d’amélioration du service public et de l’environnement de travail des acteurs impliquées. Elle simplifie les procédures de gestion des véhicules en fourrière, allège les tâches à accomplir par l’ensemble des acteurs, permet une meilleure qualité de service pour les usagers et participe à la mobilisation des ressources non fiscales. « Nous allons vers une police et une gendarmerie 3.0, utilisant la technologie pour renforcer la transparence, lutter contre la corruption, restaurer l’autorité de l’État et rapprocher les forces de l’ordre des populations », a-t-il expliqué. Il a salué
« l’engagement et le professionnalisme des agents assermentés, reconnus pour leur rigueur et leur intégrité ».
Une vision internationale
La dynamique de Quipux Afrique dépasse désormais les frontières ivoiriennes.
« Nos solutions, conçues par de jeunes ingénieurs ivoiriens, sont aujourd’hui déployées en Guinée-Bissau, au Congo-Brazzaville et bientôt au Gabon », a révélé le directeur général, évoquant également des discussions avancées avec la République démocratique du Congo. « D’autres pays sont en cours et nous sommes très fiers de pouvoir annoncer qu’à travers cette technologie, en termes d’objectifs, le transfert de compétences a pu sefaire », a-t-il annoncé. Réaffirmant la disponibilité de son entreprise, Ibrahima Koné a conclu : « Quipux Afrique restera aux côtés de l’État, dans un esprit de confiance, d’innovation et de responsabilité ». Avant d’ajouter : « Le transfert de compétences est réel, et nos talents ivoiriens contribuent désormais au rayonnement technologique du continent ».