Le village de Woro, au Nigeria, a été attaqué par des individus non encore identifiés.
Nigeria : Le village de Woro victime d’une attaque meurtrière
Le Nigeria a de nouveau été endeuillé par une attaque armée d’une rare violence. Dans la nuit du mardi 3 février 2026, le village de Woro, situé dans l’État de Kwara, au centre-ouest du pays, a été attaqué par des hommes armés. L'information a été rendue publique le jeudi 5 février 2026. Selon la Croix-Rouge nigériane, au moins 162 personnes ont été tuées. Le bilan pourrait encore s’alourdir.
Selon des témoins, les assaillants sont arrivés en grand nombre et ont ouvert le feu sur les habitants avant d’incendier des maisons, des commerces et le palais royal. De nombreuses familles ont fui dans la brousse pour échapper aux violences. Le sort du chef traditionnel du village reste inconnu.
L’attaque de Woro est particulièrement inquiétante, car l’État de Kwara était jusque-là relativement épargné par les violences de masse. Les autorités et les experts estiment que les groupes armés se déplacent vers le sud après les opérations militaires menées dans le nord du pays.
Chassés de certaines régions du nord-ouest, ces groupes trouvent refuge dans des zones rurales peu sécurisées, où ils mènent des attaques contre les populations civiles.
Les autorités nigérianes n’ont pas donné de version unique sur l’identité des assaillants. La présidence évoque des groupes terroristes liés à Boko Haram, tandis que la police parle plutôt de bandits armés, connus pour les enlèvements, le pillage et le vol de bétail.
Pour les populations, cette distinction importe peu. « Ce sont des gens qui tuent et détruisent nos villages », témoigne un habitant rescapé.
Le président Bola Ahmed Tinubu a condamné l’attaque et ordonné le déploiement de soldats dans la zone. Le gouverneur de l’État de Kwara a décrété trois jours de deuil en hommage aux victimes.
Malgré ces mesures, de nombreux Nigérians s’interrogent sur l’efficacité des réponses sécuritaires. Le massacre de Woro montre, une fois de plus, que l’insécurité reste un défi majeur pour le pays, alors que les habitants enterrent leurs morts et tentent de se reconstruire.
JACOB KOUAKOU (stagiaire)
(Source Rfi)
L’attaque de Woro est particulièrement inquiétante, car l’État de Kwara était jusque-là relativement épargné par les violences de masse. Les autorités et les experts estiment que les groupes armés se déplacent vers le sud après les opérations militaires menées dans le nord du pays.
Chassés de certaines régions du nord-ouest, ces groupes trouvent refuge dans des zones rurales peu sécurisées, où ils mènent des attaques contre les populations civiles.
Les autorités nigérianes n’ont pas donné de version unique sur l’identité des assaillants. La présidence évoque des groupes terroristes liés à Boko Haram, tandis que la police parle plutôt de bandits armés, connus pour les enlèvements, le pillage et le vol de bétail.
Pour les populations, cette distinction importe peu. « Ce sont des gens qui tuent et détruisent nos villages », témoigne un habitant rescapé.
Le président Bola Ahmed Tinubu a condamné l’attaque et ordonné le déploiement de soldats dans la zone. Le gouverneur de l’État de Kwara a décrété trois jours de deuil en hommage aux victimes.
Malgré ces mesures, de nombreux Nigérians s’interrogent sur l’efficacité des réponses sécuritaires. Le massacre de Woro montre, une fois de plus, que l’insécurité reste un défi majeur pour le pays, alors que les habitants enterrent leurs morts et tentent de se reconstruire.
JACOB KOUAKOU (stagiaire)
(Source Rfi)