Gianni Infantino, président de la FIFA.
Football : Infantino plaide pour la fin de la suspension de la Russie
Le débat refait surface dans le monde du football. Dans une déclaration qui fait déjà grand bruit, le président de la Fifa, Gianni Infantino, a appelé, le mardi 3 février 2026, à la levée de la suspension internationale de la Russie, estimant que l’exclusion du pays « n’a rien apporté ».
Les propos ont été tenus lors d’un entretien accordé à Sky Sports, relayés par France24, alors que la Russie est interdite de compétitions internationales depuis février 2022, à la suite de l’invasion de l’Ukraine. Pour le patron de l’instance mondiale du football, cette sanction n’aurait fait qu’alimenter « la frustration et la haine », tout en éloignant davantage les peuples au lieu de favoriser l’apaisement.
Sur un ton résolument critique, Gianni Infantino a défendu une approche visant à séparer le sport de la politique, soutenant que la Fifa « ne devrait en réalité jamais interdire à un pays de jouer au football en raison des actes de ses dirigeants ». Mieux, il avance un argument à caractère humaniste, affirmant que permettre aux jeunes Russes, « filles et garçons », de rejouer dans d’autres régions d’Europe pourrait contribuer à maintenir les liens.
Cette sortie du président de la Fifa intervient alors que la guerre en Ukraine se poursuit sans véritable perspective de paix, et risque de provoquer de vives réactions, notamment du côté des fédérations d’Europe de l’Est, de l’Ukraine, mais aussi de l’Uefa, co-autrice de la suspension.
Pour l’heure, aucune procédure officielle de réintégration n’a été annoncée. Mais dans les milieux sportifs, ces déclarations sont perçues comme un ballon d’essai destiné à mesurer la température diplomatique autour d’un dossier hautement sensible.
Une chose est sûre : en remettant sur la table la question russe, la Fifa ravive un sujet douloureux où s’affrontent deux visions : celle d’un sport qui se veut neutre et celle d’une communauté internationale qui exige des sanctions face à un État en guerre.
JACOB KOUAKOU (stagiaire)
Sur un ton résolument critique, Gianni Infantino a défendu une approche visant à séparer le sport de la politique, soutenant que la Fifa « ne devrait en réalité jamais interdire à un pays de jouer au football en raison des actes de ses dirigeants ». Mieux, il avance un argument à caractère humaniste, affirmant que permettre aux jeunes Russes, « filles et garçons », de rejouer dans d’autres régions d’Europe pourrait contribuer à maintenir les liens.
Cette sortie du président de la Fifa intervient alors que la guerre en Ukraine se poursuit sans véritable perspective de paix, et risque de provoquer de vives réactions, notamment du côté des fédérations d’Europe de l’Est, de l’Ukraine, mais aussi de l’Uefa, co-autrice de la suspension.
Pour l’heure, aucune procédure officielle de réintégration n’a été annoncée. Mais dans les milieux sportifs, ces déclarations sont perçues comme un ballon d’essai destiné à mesurer la température diplomatique autour d’un dossier hautement sensible.
Une chose est sûre : en remettant sur la table la question russe, la Fifa ravive un sujet douloureux où s’affrontent deux visions : celle d’un sport qui se veut neutre et celle d’une communauté internationale qui exige des sanctions face à un État en guerre.
JACOB KOUAKOU (stagiaire)