Lutte contre les Vbg en milieu scolaire : L’Ong "Voix de femme" cible trois villes du Nord cette année

Cédia Christelle Yao, présidente de l’Ong
Cédia Christelle Yao, présidente de l’Ong "Voix de femme", lors de la conférence de presse, à la Maison de la presse. (Ph: Dr)
Cédia Christelle Yao, présidente de l’Ong "Voix de femme", lors de la conférence de presse, à la Maison de la presse. (Ph: Dr)

Lutte contre les Vbg en milieu scolaire : L’Ong "Voix de femme" cible trois villes du Nord cette année

Le 19/01/26 à 16:50
modifié 19/01/26 à 17:28
Des dizaines d'établissements scolaires des villes d'Odienné, de Boundiali et de Korhogo seront sillonnés, du 19 janvier au 11 février, par les équipes de l'Ong « Voix de femme », dans le cadre de la 6ᵉ édition de sa campagne annuelle de sensibilisation aux Violences basées sur le genre (Vbg) en milieu scolaire.
Dans le cadre de la 6ᵉ édition de sa campagne annuelle de sensibilisation aux Violences basées sur le genre (Vbg) en milieu scolaire, l’Ong « Voix de femme » a ciblé trois grandes villes du Nord ivoirien : Odienné, Boundiali et Korhogo. La campagne se déroulera du 19 janvier au 11 février 2026, ont annoncé les organisateurs lors d’une conférence de presse tenue le 13 janvier 2026, à la Maison de la presse, au Plateau.

Au total, dix établissements scolaires (cinq publics et cinq privés) seront touchés dans chacune des villes ciblées. Outre les Vbg, plusieurs autres fléaux qui minent le milieu scolaire ivoirien seront abordés au cours de la campagne, notamment la drogue, l’alcoolisme, l’indiscipline, l’absentéisme, le décrochage scolaire ainsi que la santé sexuelle et reproductive, avec l’appui de l’Unesco. Des séances d’échanges avec des élèves confrontés à des difficultés particulières sont également prévues, en vue de les aider à identifier des solutions adaptées et durables.

« Il n’existe pas de stratégie standard dans notre manière de travailler. Lorsque nous arrivons dans une école, nous identifions les problèmes. Qu’il s’agisse de la tricherie, de l’indiscipline, des violences ou du décrochage scolaire, nous adaptons notre message afin d’instaurer un climat de confiance. Car de nombreux enfants sont victimes de violences mais n’osent pas en parler », a expliqué Cédia Christelle Yao, présidente de l’Ong « Voix de femme » , tout en exprimant sa gratitude aux nombreux partenaires engagés aux côtés de l’organisation.

La campagne sera également marquée par des concours de dictée et d’éloquence, ainsi que par des prestations de troupes théâtrales et d’art oratoire. À l’issue des compétitions, les lauréats recevront des prix offerts par les structures partenaires de la campagne, dont la majorité était représentée lors de la conférence de presse.


Le 19/01/26 à 16:50
modifié 19/01/26 à 17:28