5e édition des rencontres des flux : Vers une approche de l'intelligence artificielle africaine

Alain Rivière, recteur de CITech et initiateur des ateliers d’hiver. (Photo Bavane)
Alain Rivière, recteur de CITech et initiateur des ateliers d’hiver. (Photo Bavane)
Alain Rivière, recteur de CITech et initiateur des ateliers d’hiver. (Photo Bavane)

5e édition des rencontres des flux : Vers une approche de l'intelligence artificielle africaine

Le 19/01/26 à 07:47
modifié 19/01/26 à 16:25
L’école doctorale du CAF Institute of Technology (CITech), en partenariat avec l’Isae-Ism Paris et le Laboratoire des sciences des organisations de l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody, a organisé la 5ᵉ édition des Rencontres des Flux de l’executive doctoratium of enginering de CITech, le samedi 17 janvier 2026, à l’Université Fhb de Cocody.

L’événement a enregistré la présentation de deux thèses portant sur des approches hybrides et l’intelligence artificielle. La thèse proposée par Affoumon Jean Didier et Nonyarma Amadou a traité de la maintenance industrielle et de la minimisation des risques par l’intelligence artificielle.

La seconde thèse, présentée par Bakari Yadia Gao, Diallo Aziz, Koffi N’Guessan Raoul et Sou David, a mis l’accent sur la décongestion d’un réseau de transport par la modélisation et l’intelligence artificielle. « L’objectif général de nos projets, c’est de proposer aux pays africains une approche souveraine de l’intelligence artificielle », a indiqué Alain Rivière, recteur de CITech et initiateur des Ateliers d’Hiver.

Selon lui, les Américains et les Chinois ont pris une avance considérable sur le sujet. Ils y investissent des moyens colossaux dans chaque projet. « L’Afrique est très en retard. Comment faire ? C’est le sens du colloque d’aujourd’hui. Notre réponse, c’est qu’on ne peut pas copier les Américains, parce que nous n’avons pas les moyens financiers, notamment les moyens colossaux qu’ils mettent sur la table », a expliqué Alain Rivière.

Pour lui, il faut donc remplacer cette force brute qu’utilisent les Américains par une approche beaucoup plus intelligente et plus ingénieuse. « C’est l’approche que j’ai commencé à présenter ce matin, à travers les exemples exposés par les docteurs, et que nous allons continuer à développer lors des prochains colloques », a souligné le recteur de CITech.

Concrètement, il s’agit, selon lui, de promouvoir l’idée d’une intelligence artificielle africaine, adaptée aux réalités et aux valeurs du continent. « Pour un agriculteur africain, il existe de nombreux algorithmes issus de l’intelligence artificielle qui peuvent le conseiller très précisément, par exemple, sur le type de pesticides à utiliser dans son champ, le type d’engrais, la manière de les appliquer, la période appropriée et les quantités nécessaires », a-t-il expliqué.

Il a ajouté qu’il faut développer de très petits modèles d’intelligence artificielle pouvant être supportés par la capacité mémoire de téléphones non Android.


Le 19/01/26 à 07:47
modifié 19/01/26 à 16:25