Écosystème médiatique : Les journaux papier, la préférence des citoyens indiens
Quant aux publications en ligne et aux réseaux sociaux, les citoyens indiens s’y intéressent surtout pour se divertir ou satisfaire leur curiosité. « Mais pour s’informer, ils aiment avoir leurs journaux comme leurs grands-parents en avaient l’habitude », a indiqué Nandini Singla.
Par ailleurs, l’écosystème médiatique, dans son ensemble, n’est pas non plus en recul. La directrice générale explique cette situation par le niveau de démocratie dans le pays et la liberté d’expression. Elle souligne d’ailleurs qu’au plan politique, l’Inde compte environ 2 000 partis, lesquels s’expriment également à travers les journaux.
Elle justifie aussi la bonne santé de la presse écrite par le fait que les publications paraissent dans plus de cent langues locales. « Les populations sont heureuses d’avoir les nouvelles du pays dans leur langue maternelle, qui n’est pas toujours la langue nationale », a-t-elle ajouté.
La journée du jeudi 15 janvier a également permis à la délégation de visiter l’Ani, une agence de presse en ligne dont le siège est basé à New Delhi et qui couvre des événements dans de nombreux pays asiatiques. Selon ses responsables éditoriaux, cette agence dispose de plus de 1 000 reporters, dont 300 en Inde.
S’appuyant sur les chiffres du ministère de l’Information, la patronne de l’Iccr a révélé que l’Inde enregistre plus de 155 000 publications reconnues à la mi-2025. En réalité, a-t-elle précisé, le pays serait couvert par plus d’un million de publications.
Envoyé spécial en Inde