Découverte/Musée de l’eau, Jamaa El Fna, Oasis de la palmeraie: Ces merveilles touristiques de Marrakech
La place Jamaa El Fna et ses cobras danseurs
Il est impossible d’arriver à Marrakech sans faire un tour à l’espace El Jamaa El Fna. Ce vaste espèce qui héberge la Medina (le marché) ne désemplit presque jamais. « C’est l’heure idéale pour visiter la Medina. Parce que l’après-midi, il est impossible d'y mettre le pied tellement il y a du monde. Ce qui provoque toujours un embouteillage monstre au feu tricolore de la mosquée Koutoubia », explique Mounir, un vendeur de fleurs à l’entrée de la place qui regorge déjà de monde, ce matin du 31 décembre 2025.
A l’entrée, on découvre la gare des calèches (moyen de transport avec des chevaux, très prisé pour les balades dans la ville), des vendeurs de fleurs, la rangée des vendeurs de fruits et de jus qui appellent à tue-tête les passants. A côté d’eux, quelque chose attire l'attention. Il s’agit des cobras danseurs. Ils sont regroupés en plusieurs groupes par des dresseurs de serpents sur cet espace.
Les touristes, émerveillés, s’attroupent autour de ces reptiles et suivent leur démonstration de danse au rythme des sons qu’émettent leurs maîtres à l’aide d'une flûte. Ce sont, en fait, des serpents apprivoisés et inoffensifs selon le Marocain Rachid, dresseur de serpents.
Il permet même à ceux qui le souhaitent de s’approcher d’eux afin de faire des vidéos ou des photos moyennant la somme de 50 dirhams (la monnaie marocaine), environ 3 000 Fcfa. Rachid et les autres dresseurs tiennent en main de petites vipères comme si c'étaient des jouets. Certains curieux demandent à les tenir également ou à les porter, tandis que d’autres s’éloignent, terrifiés à l’idée même de voir ces serpents.
En dehors de cette attraction, il y a également la Médina, un lieu pour se ravitailler en vêtements, épices, parfums... Tout ce qu’un marché est capable d'offrir. On y a vu une forte communauté de vendeurs et de vendeuses de l’Afrique de l’Ouest, des Sénégalais, des Maliens et des Ivoiriens notamment.
En face de la place El Jamaa, se trouve la mosquée Koutoubia, un chef-d'œuvre architectural de la dynastie almohade, qui attire également des touristes à cause de son architecture. Un endroit idéal pour les selfies et autres images de souvenir. Outre cet endroit, il faut absolument faire un tour au Musée Mohammed VI pour la civilisation de l’eau au Maroc.
Le « Musée de l’eau », l’autre curiosité
Un visiteur ne peut pas se permettre de sortir de Marrakech sans faire un tour au Musée Mohammed VI pour la civilisation de l’eau au Maroc communément appelé « Musée de l’eau ». L’entrée est certes payante, mais ce qu’on y découvre à l'intérieur dépasse l’entendement.
Ce bâtiment construit sur 2 hectares est constitué de trois niveaux (édifices et jardins). Il raconte la préservation du patrimoine hydraulique au Maroc, la sensibilisation à la question de l’eau et de ses défis. Ici, nul besoin de guide. A chaque niveau, un traitement scénographique différent combinant des supports muséographiques variés : des manuscrits, des objets (pioches, cordes, pierres...), des vidéos, des audios, des projections interactives en 3D ...
Tout est dit et écrit en trois langues: arabe, anglais et français. Ici, tout impressionne : les images et les vidéos. C'est un lieu touristique aussi enchanteur que l’oasis de la palmeraie et les balades à dos de chameau.
Les oasis de la palmeraie et ses activités
Il y a un autre espace qui plaît vraiment aux personnes qui posent leurs bagages dans la ville ocre. Ce sont les oasis de la palmeraie à perte de vue. C’est, en fait, une réserve naturelle du royaume chérifien.
Selon Amir, le guide, personne n’a le droit de toucher aux palmiers. Ce site est organisé afin de permettre aux Marocains et aux visiteurs de découvrir les richesses de ce désert, grâce aux balades à dos de chameau, aux safaris, aux tours en quad et aux excursions en buggy. Sur place, des visiteurs sont toujours présents pour profiter de cet endroit, même lorsqu'il fait froid.
Les oasis de la palmeraie sont constamment visités en famille, en groupe ou en solo. « Je suis au Maroc dans le cadre de la Can et j'en profite, avec mes collègues venus d’Abidjan, pour une balade à dos de chameau », indique l'Ivoirien Yao Fulbert trouvé sur place. Si l’endroit appartient au royaume chérifien, les chameaux et les activités sont gérés par des particuliers.
Envoyée spéciale