Droits de l’Homme et élections : Le CNDH juge le scrutin législatif en Côte d’Ivoire globalement conforme
Selon elle, cette mission a couvert les 205 circonscriptions électorales réparties dans les 31 régions du pays. Au total, 1 200 observateurs et observatrices ont été mobilisés pour suivre toutes les étapes du processus électoral, depuis l’ouverture des bureaux de vote jusqu’à la proclamation des résultats, en passant par le vote et le dépouillement.
La présidente du CNDH a par ailleurs relevé la faible représentation des femmes parmi les candidats. Sur 1 370 candidats titulaires, seules 181 femmes étaient en lice, soit un taux de 13,21 %, largement en deçà du quota légal de 30 %. Une situation que l’institution dit regretter, malgré l’existence d’un cadre juridique favorable à la promotion de la participation féminine dans les assemblées élues.
Sur le terrain, les observateurs du CNDH ont visité 3 600 lieux de vote, couvrant 10 800 bureaux de vote. Aucun saccage généralisé n’a été constaté, même si des destructions d’urnes ont été signalées, notamment dans la commune de Marcory et dans certaines localités de la région du Gbôklè.
Au total, 89 incidents ont été enregistrés via la plateforme d’alerte précoce du CNDH. Ces incidents vont de violences physiques à des entraves à l’observation électorale, sans toutefois remettre en cause, selon l’institution, le caractère globalement apaisé du scrutin.
Le CNDH souligne en effet que les élections se sont déroulées dans un climat globalement serein, avec une sécurisation jugée satisfaisante, ainsi qu’une bonne collaboration entre la Commission électorale indépendante (CEI), les forces de sécurité, les partis politiques et les électeurs.
En conclusion, le Conseil national des droits de l’Homme félicite le Gouvernement et la CEI pour la tenue effective des élections législatives et invite l’ensemble des acteurs à privilégier les voies légales et institutionnelles en cas de contestation, dans le but de préserver la paix, la démocratie et l’État de droit en Côte d’Ivoire.