Santé/Vaccination : L'Insp et le Pev proposent des pistes pour relancer les couvertures

Santé/Vaccination : L'Insp et le Pev proposent des pistes pour relancer les couvertures

Le 21/12/25 à 07:29
modifié 22/12/25 à 15:41
Face à la stagnation des indicateurs de vaccination dans certaines zones du pays, l’Institut national de santé publique (Insp) et le Programme élargi de vaccination (Pev) ont livré, vendredi, les conclusions d’une étude stratégique visant à renforcer la performance du système vaccinal ivoirien.

Réunis lors d’un mini-séminaire organisé à Abidjan-Plateau, des participants — représentants du ministère de la Santé, responsables d’institutions nationales et partenaires techniques et financiers — ont pris connaissance du rapport final de la recherche conduite avec l’appui technique et financier de l’Unicef.

Menée dans 14 districts sanitaires répartis sur sept régions, ainsi que dans deux districts d’Abidjan 1 (Yopougon-Est et Abobo-Ouest), l’étude repose sur une méthodologie mixte combinant analyses quantitatives et qualitatives. Elle examine trois dimensions clés de la performance vaccinale : l’offre de services, la demande des populations et l’environnement favorable, notamment communautaire et institutionnel.

Représentant le directeur général de la Santé, le Dr Kouassi Amani Simplice a souligné que la vaccination demeure « le socle de la politique de santé publique », tout en reconnaissant la stagnation de certains indicateurs. « Ce rapport est un véritable outil de pilotage stratégique. Il révèle les failles de notre système et propose des recommandations innovantes pour améliorer l’accès et la qualité des services », a-t-il relevé.

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Au nom du ministre de la Santé, Pierre Dimba, il a pris l’engagement que les conclusions issues de ces travaux ne resteront pas dans les tiroirs. « Elles viendront nourrir nos réformes, notamment en ce qui concerne la motivation du personnel, la logistique du dernier kilomètre et la communication de proximité », a-t-il assuré.

Le Dr Djohan Vincent, représentant le directeur général de l’Insp, a insisté sur le rôle de la recherche dans l’orientation des politiques publiques. Pour lui, il ne s’agissait pas seulement d’analyser des chiffres, mais de comprendre pourquoi certains enfants restent en marge du système vaccinal. Il a aussi appelé à une appropriation collective des recommandations formulées dans le cadre de ces travaux.

Selon les chercheurs, ces travaux ont permis d’identifier les principaux déterminants de la non-vaccination et de la sous-vaccination, en particulier chez les enfants dits « zéro dose ». Les résultats présentés mettent en évidence des failles liées à l’accessibilité des services, à la mobilisation communautaire, à la logistique du dernier kilomètre et à la circulation d’informations erronées.

Les autorités sanitaires et leurs partenaires espèrent, sur la base des recommandations issues de cette recherche, renforcer l’équité vaccinale et améliorer durablement les couvertures, au bénéfice des populations les plus vulnérables en Côte d’Ivoire.



Le 21/12/25 à 07:29
modifié 22/12/25 à 15:41