Reconnaissance du mérite : Joseph Amon d’Aby honoré

Joseph Amon d’Aby (4e de la gauche vers la droite), entouré de ses anciens élèves de l’Enis. (Ph: Dr)
Joseph Amon d’Aby (4e de la gauche vers la droite), entouré de ses anciens élèves de l’Enis. (Ph: Dr)
Joseph Amon d’Aby (4e de la gauche vers la droite), entouré de ses anciens élèves de l’Enis. (Ph: Dr)

Reconnaissance du mérite : Joseph Amon d’Aby honoré

Le 17/12/25 à 09:41
modifié 17/12/25 à 16:49
Une cérémonie d’hommage s’est tenue en l’honneur de Joseph Amon d’Aby, ancien directeur de l’École nationale d’ingénieur de spécialité (Enis) de Yamoussoukro de 1983 à 1994. À la retraite depuis l’an 2000, Joseph Amon d’Aby, ancien directeur de l’École nationale d’ingénieur de spécialité (Enis) de Yamoussoukro de 1983 à 1994, a été honoré le 13 décembre au Plateau par ses anciens élèves.

Selon Yao Célestin, président des anciens élèves de la 6e promotion de l’Enis, Joseph Amon d’Aby a répondu à leur époque au besoin « pointu » d’ingénieurs dans le monde industriel, notamment dans les secteurs d’activité que sont la mécanique, l’énergétique, l’électrotechnique et l’électronique. Il a expliqué qu’à cette période, c’est lui qui a mis en place l’Enis au sein de l’Institut national supérieur d’enseignement technique (Inse), devenu aujourd’hui l’Institut national polytechnique Houphouët-Boigny (Inp-HB).

Yao Célestin a fait savoir que le directeur a contribué à concevoir le cursus de formation de l’école dans un contexte où les seuls ingénieurs existants étaient des ingénieurs européens ou généralistes. « Il a bataillé dur pour nous imposer. Il était avec nous quand il s’agissait de nous trouver un stage ou de nous intégrer dans un cursus professionnel. Une personnalité de cette trempe devait être honorée », a-t-il déclaré pour justifier la portée de ces hommages qui lui ont été rendus.

Pour sa part, l’ancien directeur de l’Enis s’est dit ému au regard de cette cérémonie. « Je ne m’y attendais pas », a-t-il lâché. Pour lui, il a posé ses actions parce qu’il fallait former la relève de la coopération française. Cela, a-t-il dit, pour que les écoles aient des enseignants de « très grande qualité » dans le but de former d’autres ingénieurs tout aussi capables qu’eux. L’autre raison qui les a aussi motivés en ce temps, selon lui, est que cette période marque également celle de la transformation « radicale » des moyens de production.

« L’informatique industrielle, comme l’informatique générale, faisaient leur entrée dans les entreprises et dans la vie sociale. Le souhait du Président Houphouët-Boigny, quand il a créé ces écoles, était qu’elles soient en avant-garde et qu’elles forment des étudiants et des professionnels capables d’impulser les changements technologiques dans les entreprises, de telle sorte qu’on passe de l’ancien système à une ère industrialisée et informatisée », a-t-il expliqué.

Joseph Amon d’Aby a relevé que ce sont les stagiaires d’alors, formés à l’Enis, qui ont réussi à automatiser le système de l’usine de Gonfreville de fabrication du pagne. Par ailleurs, ces hommages ont été marqués par la remise d’un diplôme d’honneur à l’ancien directeur.

DANIELLE SERI (stagiaire)


Le 17/12/25 à 09:41
modifié 17/12/25 à 16:49