La polémique de la semaine : Le besoin de savoir, dans la clarté
Dans quatre jours, s’ouvrira au Maroc, la 35e édition de la Coupe d’Afrique des Nations, du 21 décembre au 18 janvier. Un mois durant, 24 pays qualifiés (Algérie, Sénégal, Égypte, Nigeria, Côte d’Ivoire, Cameroun, Mali, Tunisie, République démocratique du Congo, Afrique du Sud, Burkina Faso, Gabon, Angola, Zambie, Ouganda, Bénin, Guinée Équatoriale, Mozambique, Comores, Tanzanie, Soudan, Zimbabwe, Botswana, et le Maroc), s’affronteront pour, dit-on, la gloire de la discipline reine qu’est le football en Afrique.
Des spécialistes, dans l’effervescence de cette fête du football en terre africaine, parleront de la grandeur de ce sport-roi, de ses grandes évolutions et autres, avec autant de superlatifs, même si la réalité est tout autre. De partout, presque, les gradins sont vides.
Les « dieux » des stades, qui devaient attirer le public, ont déserté les temples du football africain pour ceux plus gratifiants. Ils y sont payés, à prix d’or, là où le sport, globalement, n’est plus pris comme une activité pour... désœuvrés. Au contraire, il est pris comme une industrie, avec tout ce qui va avec. En termes d’organisation, d’infrastructures, de traitement salarial de ceux qui l’animent, et de ceux qui concourent à le faire vivre.
Ici, dans l’amateurisme triomphant des Tropiques, on bricole à vue, en payant en petits jetons de présence ceux grâce à qui...survit le sport, singulièrement le football en Afrique, j’ai nommé les joueurs. Ce n’est pas le fait que le Maroc, pays organisateur de cette Can, pays favori, soit 12e au classement Fifa, qui doit cacher en djellaba la forêt des problèmes du football africain, joué en Afrique, par des Africains, dans nos championnats consorts, qui ne drainent plus grand monde.
On regarde, en Afrique, davantage les championnats de ceux qui savent comment s’organise le sport, c’est-à-dire ceux d’Espagne, de France, d’Italie, d’Angleterre et autres. Là-bas, évoluent toutes les stars du football africain qui vont participer à cette Can marocaine.
Presque tous les sélectionnés des 24 équipes qualifiées n’évoluent pas dans le championnat de leurs pays respectifs. Les meilleurs joueurs des championnats nationaux sont, eux, confi nés dans une petite Can, sans saveur, que bien peu de personnes regardent. Car, il faut, pour rêver figurer sur la liste des sélectionnés de l’équipe nationale, prendre la route de l’aventure : partir loin, bradé par son club local, le plus souvent, et jouer en Europe, ou ailleurs, briller ou se faire connaître des milieux sportifs.
Pour former une équipe nationale en Afrique, pour jouer la Coupe d’Afrique des Nations, on ne se foule plus la rate. Le sélectionneur n’a qu’à regarder les championnats des autres pays. Comment s’étonner, dès lors, de voir des gradins vides, vidés par cette politique qui appauvrit le football africain ? Ce n’est pas avec ce rendez-vous bisannuel, qui donne l’illusion que le football africain évolue, que l’on sauvera le football africain, joué sur des terrains africains, par des joueurs issus des championnats nationaux.
C’est jouer contre le championnat local. Et je dis : le jour où les équipes nationales seront les émanations des meilleurs joueurs de nos championnats nationaux, on sauvera et nos joueurs et nos championnats, au lieu de nous servir cette politique rabougrie, qui dessert les championnats nationaux, qui les confi ne à une Coupe d’Afrique au rabais, jouée par des joueurs des championnats nationaux.
Comment s’étonner de la démangeaison des départs des talents africains vers d’autres cieux, si toute la politique se résume à ça ? Quand former devient difficile, on prend ceux qu’on n’a pas pu former, bien former ; ce que les autres ont pu faire. Que sera demain, quand l’Europe fermera ses stades aux pieds habiles du continent ?
En attendant, c’est l’Affaire Nicolas Pépé, la star ivoirienne, en forme dans le championnat italien, qui défraie la chronique sportive. À cause d’une vidéo où la légèreté du ton ne devrait même pas en faire une « affaire », il n’est pas sélectionné. Et pourquoi ? « À cause d’une « affaire extra-sportive ». C’est à ne rien y comprendre. Dans une « affaire » non liée au sport, donc point aussi grave, il faut laisser le sport dans ses droits. Et sauver le soldat Pépé, au lieu de priver la sélection nationale d’un pion essentiel.
Après 2024, nous rêvons d’une autre étoile en 2026. Attention, ne compromettons pas nos chances au Maroc, avec des « affaires » extra-sportives ! Qu’éclate la vérité ! Le besoin de savoir et de comprendre n’est point délit ; celui de faire bien comprendre, dans la clarté, une exigence de l’heure.
Les « dieux » des stades, qui devaient attirer le public, ont déserté les temples du football africain pour ceux plus gratifiants. Ils y sont payés, à prix d’or, là où le sport, globalement, n’est plus pris comme une activité pour... désœuvrés. Au contraire, il est pris comme une industrie, avec tout ce qui va avec. En termes d’organisation, d’infrastructures, de traitement salarial de ceux qui l’animent, et de ceux qui concourent à le faire vivre.
Ici, dans l’amateurisme triomphant des Tropiques, on bricole à vue, en payant en petits jetons de présence ceux grâce à qui...survit le sport, singulièrement le football en Afrique, j’ai nommé les joueurs. Ce n’est pas le fait que le Maroc, pays organisateur de cette Can, pays favori, soit 12e au classement Fifa, qui doit cacher en djellaba la forêt des problèmes du football africain, joué en Afrique, par des Africains, dans nos championnats consorts, qui ne drainent plus grand monde.
On regarde, en Afrique, davantage les championnats de ceux qui savent comment s’organise le sport, c’est-à-dire ceux d’Espagne, de France, d’Italie, d’Angleterre et autres. Là-bas, évoluent toutes les stars du football africain qui vont participer à cette Can marocaine.
Presque tous les sélectionnés des 24 équipes qualifiées n’évoluent pas dans le championnat de leurs pays respectifs. Les meilleurs joueurs des championnats nationaux sont, eux, confi nés dans une petite Can, sans saveur, que bien peu de personnes regardent. Car, il faut, pour rêver figurer sur la liste des sélectionnés de l’équipe nationale, prendre la route de l’aventure : partir loin, bradé par son club local, le plus souvent, et jouer en Europe, ou ailleurs, briller ou se faire connaître des milieux sportifs.
Pour former une équipe nationale en Afrique, pour jouer la Coupe d’Afrique des Nations, on ne se foule plus la rate. Le sélectionneur n’a qu’à regarder les championnats des autres pays. Comment s’étonner, dès lors, de voir des gradins vides, vidés par cette politique qui appauvrit le football africain ? Ce n’est pas avec ce rendez-vous bisannuel, qui donne l’illusion que le football africain évolue, que l’on sauvera le football africain, joué sur des terrains africains, par des joueurs issus des championnats nationaux.
C’est jouer contre le championnat local. Et je dis : le jour où les équipes nationales seront les émanations des meilleurs joueurs de nos championnats nationaux, on sauvera et nos joueurs et nos championnats, au lieu de nous servir cette politique rabougrie, qui dessert les championnats nationaux, qui les confi ne à une Coupe d’Afrique au rabais, jouée par des joueurs des championnats nationaux.
Comment s’étonner de la démangeaison des départs des talents africains vers d’autres cieux, si toute la politique se résume à ça ? Quand former devient difficile, on prend ceux qu’on n’a pas pu former, bien former ; ce que les autres ont pu faire. Que sera demain, quand l’Europe fermera ses stades aux pieds habiles du continent ?
En attendant, c’est l’Affaire Nicolas Pépé, la star ivoirienne, en forme dans le championnat italien, qui défraie la chronique sportive. À cause d’une vidéo où la légèreté du ton ne devrait même pas en faire une « affaire », il n’est pas sélectionné. Et pourquoi ? « À cause d’une « affaire extra-sportive ». C’est à ne rien y comprendre. Dans une « affaire » non liée au sport, donc point aussi grave, il faut laisser le sport dans ses droits. Et sauver le soldat Pépé, au lieu de priver la sélection nationale d’un pion essentiel.
Après 2024, nous rêvons d’une autre étoile en 2026. Attention, ne compromettons pas nos chances au Maroc, avec des « affaires » extra-sportives ! Qu’éclate la vérité ! Le besoin de savoir et de comprendre n’est point délit ; celui de faire bien comprendre, dans la clarté, une exigence de l’heure.